Pour moi wawamania et TPB, c'est kif.
Au début, les choses étaient simples. le CPI dit : interdit de diffuser mais autorisé de copie privée.
De ceci dérive : je peux télécharger tout ce que je trouve, mais pas uploader.
Ça aurait dû mettre la puce à l'oreille des majors et du legislateur... Mais non.
Ceci n'a pas plus aux lobbies : ils ont fait changer la loi.
Après quoi, on n'avait plus le droit de télécharger.
Il n'empêche, les gens discutent, et des annuaires de liens se mettent en place (emule-paradise).
Ceci n'a pas plus aux lobbies : ils ont fait changer la loi.
Du coup, non seulement la contrefaçon est interdite, mais aussi le délit de fourniture de moyens de contrefaçon, en l'occurrence des liens vers des fichiers contrefaits.
La prochaine étape est en cours : des moteurs de recherche de divx et mp3 qui ne donnent pas de liens, mais juste le hash (oublié le nom du site qui fait ça), ou qui ne pointent pas vers un fichier contrefait mais vers un fichier torrent (TPB).
Ceci n'a pas plus aux lobbies : ils sont en train de faire changer la loi. Dans les discussion le l'ACTA, on parle maintenant du délit de communiquer des éléments d'identification de contrefaçon.
Bientôt, simplement parler d'œuvres sera suspect et les moteurs de recherches automatiques seront interdits.
Si certains ne voient pas que cette évolution de la loi est aussi une grave menace pour la liberté d'expression et la liberté individuelle, je le mettrai dans un autre post.
Déjà, il faudrait défaire tout-ça. Libérer la circulation des œuvres sur internet (license globale), et les gens comme Zac, emule-paradise et TPB deviendraient, non pas les super-vilains et des armes de destruction massives, mais les concurrents de l'offre légale.
L'existence même de cas WWM montre que le système du copyright à l'ère numérique ne fonctionne pas. La difficulté de comprendre les charges retenues contre lui montrent l'absurdité du système en place. La police, télécommandée par l'ALPA, coupe la tête qui dépasse, le concierge du bordel, le proprio du champs de la rave-party, au lieu de faire un travail normal de police (recherche le contrefacteur et fait effacer le fichier contrefait).
Pour en revenir au délit de communiquer des éléments d'identification de contrefaçon. Sachez qu'on n'a plus besoin des éléments d'identification, juste le titre suffit.
En effet : une expérience. Allez sur Google et tapez "avatar" (sans ENTER) et attendez une seconde : google répond :
avatar
avatar le film
avatar streaming
avatar 2
avatar megaupload
La 3e réponse de Google lorsque je dit avatar, c'est de me proposer de le regarder en streaming, piraté bien entendu.
Donc, parce-qu'il engrange du fric de pub sur un site où on propose à l'internaute de pirater des œuvres, Google est le plus gros board de tout le web. C'est en gros la défense de TPB (TPB est un moteur de recherche qui pointe sur des fichiers torrents). WM n'est pas un moteur de recherche, leur défense devrait pouvoir être : je ne suis pas responsable de ce que postent les gens (sauf éventuellement à avoir reçu une demande LCEN en bonne et due forme de retrait, s'il est établit que je suis éditeur des posts des membres). C'est l'acquittement qu'ils doivent viser, et qu'ils devraient avoir si le juge est équitable. Je ne connais peut-être pas la loi comme d'autres, mais je trouve qu'il faut vraiment la tirer par les cheveux, ou être de mauvaise foi, pour considérer Zac coupable d'un délit. Par être de mauvaise foi, je parle de ça : "je n'aime pas ce que fait Zac, ça devrait être interdit, si la loi est mal écrite, il faut le condamner quand-même car ce qu'il fait est mal". Cette attitude ne me surprend pas chez les majors, les artistes coincés, la HADOPI, l'ALPA, l'INPI... Même chez les internautes et le grand public contaminés par la propagande copyrightiste... Mais chez des pirates et autres activistes du numérique, elle me surprend beaucoup.
(NB : mon historique de l'évolution du CPI est cité de tête et est donc approximatif, ne le reprenez pas dans un tract sans avoir vérifié)

