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servitude volontaire au 21ème siècle

aurobindo
Messages : 19
Inscription : ven. 06 sept. 2013, 16:46

servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar aurobindo » jeu. 12 sept. 2013, 16:20

Bonjour,

j'ai commencé à écrire un texte politique afin de clarifier mes idées. Si jamais des membres du forum ont des suggestions, qu'ils n'hésitent pas.
Je précise que c'est pour l'instant un brouillon et que j'ai pas mal de choses à modifier, à ajouter et il faudra aussi que je joigne les références bibliographiques donc
ne soyez pas trop durs vis à vis de ce texte, d'autant que je prétends pas à une grand savoir politique. J'essaie juste de réfléchir afin d'élever mon niveau. Mais si vous avez des suggestions, des arguments ou des contre-arguments, n'hésitez ps parce que a me permettra d'améliorer mes idées et j'espère que a permettra à d'autres personnes d'améliorer elles-aussi leurs idées.



LA SERVITUDE VOLONTAIRE AU XXIème SIECLE

1. INTRODUCTION

Ce court essai est un billet d’humeur. Il a pour vocation première de clarifier mes idées et sans doute de libérer quelques tensions vis-à-vis d’un système socio-économique que je trouve absurde. Comme son titre l’indique, il pourra être lu en complément de l’ouvrage de La Boétie. J’espère faire évoluer cet essai vers plus de rigueur conceptuelle mais aussi vers plus de puissance en tentant d’ancrer les pensées aussi profondément que possible dans le terreau de l’expérience sensible par la métaphore. En effet, il me semble que la pensée d’un homme pour élever ses branches aussi loin que possible vers la lumière de l’Absolu doit planter ses racines aussi profondément que possible dans l’expérience sensible. La pensée sans expérience sensible tourne à vide dans une axiomatique de calculatrice aussi froide que les machines qui tentent de nous robotiser. C’est là la honte prométhéenne, celle de ne pas être un ordinateur efficace, un parfait techno-gestionnaire à haut qi et faible sensibilité de la grande machine-monde. Mais quiconque a un peu de sensibilité et de culture sait que le génie humain célébré par les philosophes comme Kant ou Schopenhauer et par les scientifiques comme Einstein et Bohr réside dans la pense profonde, celle qui relie le cerveau reptilien au néo-cortex, c’est-à-dire la sensibilité au concept par le biais de l’imagination dans un jeu de concaténations et d’arborescences qui produisent la vie intérieure de l’homme. La preuve de cette définition du génie humain est donnée chaque jour par les progrès de l’intelligence artificielle qui minent la prétention à la supériorité de la logique depuis les premiers logiciels d’échecs. Voici donc un texte qui revendique sans honte prométhéenne et avec fierté humaine de plonger ses racines dans la souffrance et la compassion. C’est donc aussi la pensée d’un tempérament mystique qui pense comme Whitehead qu’il faut aller à l’intérieur avant d’aller au-delà, c’est-à-dire rentrer en soi par la souffrance afin de reculer et de prendre de l’élan pour mieux sauter et transcender sa conception du monde vers une nouvelle conception plus vaste et plus profonde qui incorpore la précédente. La pensée doit d’abord être vécue dans la chaire avant d’être formulée non pas par romantisme, par nietzschéisme mais simplement parce qu’il s’agit là du seul processus créateur possible alors que la conceptualisation désincarnée est une reformulation tautologique d’axiomes que l’on doit laisser aux machines. Le rôle de l’homme de formuler des axiomes issus de sa sensibilité et pas de déduire des théorèmes, laissons cette tâche aux machines.


2. PREALABLE PHILOSOPHIQUE

Cet essai s’inscrit dans une quête philosophique. Einstein, un disciple de Schopenhauer, disait qu’il jugeait un homme à sa capacité à s’éloigner de son égo. Schopenhauer faisait remarquer que les mystiques, de quelques traditions qu’ils soient, disaient la même chose. Comme des guides de haute montagne qui tentent de s’élever vers la sagesse, ils se croisaient de plus en plus à mesure qu’ils se rapprochaient du sommet. Ce sommet, cette pierre philosophique est l’union avec un esprit universel que chacun doit faire éclore en soi comme une fleur qui s’ouvre. Si je me permets de telles métaphores que mes piètres qualités de poète ne permettent pas d’élever, c’est parce que le discours pénètre mieux l’esprit lorsqu’il remonte à ses racines jusqu’aux intuitions les plus immédiates. Cette convergence de pensée observée chez les plus grands philosophes et les plus grands mystiques de toutes les traditions spirituelles de l’humanité, Rudolf Otto l’a aussi souligné dans son ouvrage « Mystiques d’Orient et d’Occident » mais c’est le philosophe Ken Wilber qui a donné à cette analyse sa forme la plus élégante en s’inscrivant dans la tradition de Schopenhauer. Je ne m’étendrai pas sur la philosophie de Ken Wilber et je laisse le lecteur curieux se renseigner à ce sujet. J’aimerais cependant que le lecteur garde à l’esprit que cette philosophie dite intégrale cherche avant tout à donner à l’esprit une cartographie du savoir humain et qu’après un effort nécessaire afin de se familiariser avec cette philosophie, cette cartographie est utile pour se repérer dans le monde des idées et possède une élégance indiscutable.


2.1. Epistémologie :
La question de la connaissance est probablement la question centrale de la philosophie. Il ne s’agit évidemment pas de répondre à cette question ici mais encore une fois, de proposer des outils intellectuels pour penser cette question plus clairement. Ceux qui ont plus réfléchi que moi à cette question trouveront probablement peu d’intérêt à ces développements mais je les invite à me faire part de mes erreurs. La question épistémologique a généralement été traité dans l’histoire de la philosophie par une dialectique entre l’empirisme dont le modèle est celui de Hume et l’idéalisme dont le modèle est l’empirisme fondamentale de Kant. Je ne possède pas moi-même les compétences et les capacités pour résoudre un tel sujet mais j’ai la conviction que la question a toujours été mal posé et que les penseurs allemands après Kant se sont rendus compte de ce manque de clarté et ont par tenté d’y répondre en traitant de l’évolution dans le temps de l’esprit (Hegel, Schelling). Par rapport à ces penseurs, nous avons l’avantage de pouvoir utiliser les concepts du darwinisme. Sous la perspective du darwinisme, les modèles de l’idéalisme ne semblent plus appropriés puisque le cerveau de l’homme est limité par son appartenance au règne animal et a évolué pour s’adapter à son environnement. L’empirisme aussi ne semble pas approprié puisque le cerveau de l’homme a été formé par des millénaires d’évolution et que notre pensée est limitée par ces contraintes de l’évolution. Il nous est ainsi impossible de penser intuitivement dans plus de trois dimensions, dans un espace non-euclidien ou dans une logique non-aristotélicienne. Il faut cependant constater que plus le cerveau de l’homme a évolué, plus ses capacités d’abstraction se sont développées et plus il a pu se libéré des déterminismes de son adaptation à la vie sur Terre. On peut aussi scinder l’épistémologie selon le couple synchronisme/diachronisme et se référer à l’ouvrage de Rougier intitulé « traité de la connaissance » afin d’étudier le synchronisme issu du cercle positiviste ou alors se référer à l’ouvrage « Etudes épistémologiques » de Piaget afin d’’étudier la version diachronique de l’épistémologie. Ce qui m’importe ici n’est évidemment pas de fournir des éléments de réponse à ces considérations philosophiques mais de tenter de convaincre de l’utilité de l’outil conceptuel du holon pour les questions épistémologiques. Le premier intérêt est de remettre le positivisme à sa place, c’est-à-dire aux quadrants droits, objectifs du holon. Le quadrant supérieur droit représente le positivisme atomiste et le quadrant inférieur droit, le réductionnisme plus subtil des formes variées de théories des systèmes. Les limites du monde objectif tiennent à la forme du monologue, à l’opposé du dialogue avec une personne. Ainsi, si j’étudie le cerveau d’une personne, je pourrais connaître ses ondes cérébrales, la cartographie IRM de son cerveau, les concentrations de neurotransmetteurs mais je ne pourrais jamais connaître la personne, ce qui nécessiterait un dialogue. Le problème est le même pour les quadrants inférieurs avec l’infrastructure et la superstructure d’une société pour reprendre Marx. L’épistémologie, pour les gens comme moi qui manquent de compétences à ce sujet pourtant fondamental, peut devenir plus claire grâce au concept de holon. Pour connaître, il faut un sujet, un objet et une méthode. Nommons 1p (1ère personne) le quadrant personnel subjectif, 2p le quadrant collectif subjectif et 3p le quadrant objectif. La méthode scientifique hypothético-déductive est alors un sous-ensemble de l’ensemble des méthodes épistémologiques, à savoir la méthode 3p-3p-3p (le sujet objectif étudie avec une méthode objective un objet objectif). C’est la méthode la plus puissante et c’est celle qui a fait le plus avancer les civilisations pour la raison qu’elle est cumulative et que l’on peut plus facilement « monter sur les épaules des géants ». Mais il ne s’agit pas de la seule méthode. Si je discute avec un ami, il faut que mon espace intérieur corresponde avec son espace intérieur et que j’applique alors une méthode plus intuitive à la première personne. Pour des developpements à ce sujet, le texte suivant est intéressant : (http://www.hudsoncress.net/hudsoncress. ... rilogy.pdf).

2.2. Ontologie :
En reprenant le schéma du holon, on peut caractériser le karma par l’intérieur du holon dans les quatre quadrants. Dans le quadrant supérieur droit, il s’agit des structures corporelles et cérébrales. Dans le quadrant supérieur gauche, des structures intellectuelles. Dans le quadrant inférieur gauche de structures culturelles de l’individu dans la société (religion, niveau d’instruction, idéologies, classe sociale,..) et dans le quadrant inférieur droit des structures matérielles d’une société (habitat, salaire,…). Les problèmes d’évolution à différents stades provoquent d’autant plus de difficultés que ces problèmes surgissent à des niveaux fondamentaux du développement. Ainsi un problème de développement au niveau du cerveau reptilien posera plus de difficultés qu’un problème de développement sur une zone superficielle du néo-cortex. De la même manière, un problème de développement à un niveau intellectuel sensori-moteur posera plus de difficulté qu’un problème surgi au niveau conceptuel. Le fait pour un sdf de ne pas pouvoir se loger et se vêtir posera plus de difficultés que l’absence d’un dernier modèle de smartphone. Des visions erronées du monde à des niveaux fondamentaux, par exemple fatalistes et pessimistes ancrées profondément poseront plus de problèmes qu’une fausse représentation de la théorie de la relativité générale. Plus les disharmonies sont profondes et nombreuses et plus elles prennent de l’énergie à l’Etre et empêchent son développement. La racine du développement intellectuel, la force qui pousse le holon à s’accroître selon ses quatre dimensions est le goût pour l’Absolu. C’est ce goût pour l’Absolu (qui entre en contradiction apparente avec la finitude de l’animal) qui pousse tout holon (atome, animal, homme) à la créativité par la résolution des tensions dans l’émergence de propriétés nouvelles. Le goût pour l’Absolu, c’est-à-dire le goût pour le Bien, le Beau, le Vrai, est d’autant plus élevé que l’individu est sensible (Encore une fois, il ne s’agit pas de faire une quelconque apologie de la sensiblerie ou du romantisme mais de constater de différences chez les hommes avec des individus plus ou moins sensibles et par conséquent plus ou moins idéalistes. Une sensibilité élevée et donc un goût pour l’Absolu puissant sont souvent des handicaps dans la vie pratique puisqu’il est difficile d’aller contre la nature et que pour prendre une métaphore Schopenhaurienne, la volonté de l’homme chevauche alors un cheval sauvage qui n’en fait qu’à sa tête et n’écoute pas la volonté). De mémoire, Whitehead utilisait la formule « within and beyond », c’est-à-dire à l’intérieur et au-delà. On pourrait utiliser la formule « reculer pour mieux sauter ». Ainsi lorsque sur le plan intellectuel l’individu arrive à des contradictions, il est obligé d’examiner en détail les principes fondamentaux sur lesquels s’appuie sa réflexion afin de résoudre le conflit conceptuel, généralement par un saut vers un nouvelle interprétation, un nouveau paradigme. Cette démarche se produit dans les quatre dimensions ontologiques de l’Etre. Au niveau psychologique (quadrant supérieur gauche), l’individu se trouve devant une crise existentielle et est souvent obligé d’examiner les fondements de ses émotions en étudiant leur généalogie. Et c’est dans une clarification de ses émotions qu’il peut après avoir reculé sauter vers une nouvelle interprétation, une nouvelle représentation. L’Etre en tant que holon est attiré vers l’Absolu et est d’autant plus attiré vers ce point oméga que sa sensibilité est élevée. Ce conflit entre la finitude de l’Etre et l’attrait pour l’Absolu crée une souffrance. De la souffrance naît un retour vers les fondements de l’Etre dans ses quatre dimensions. Et de cette clarification des fondements, de ce recul à l’intérieur peut suivre un saut créatif qui va rapprocher l’Etre du point oméga. L’Etre, par ces crises existentielles dans ses quatre dimensions se rapproche de l’idéal par sauts quantiques et augmente à chaque saut sa sensibilité. Le but de l’Etre est de s’élever vers l’Absolu, vers la sagesse et cela n’est pas un hasard si les philosophes (Schopenhauer, Wilber, Otto) ont constaté que les mystiques suivaient des parcours variés ancrés dans leurs milieux mais délivraient les mêmes messages. Pour illustrer ces propos par une image, l’ascension de la montagne de l’Etre amène les randonneurs de haute altitude que sont les mystiques à se croiser plus souvent.



3. ETRE LIBRE C’EST SAVOIR QU’ON NE L’EST PAS

Il n’y a pas de dichotomie, de discontinuité entre l’esclavage et la liberté mais seulement des degrés de libertés. A chaque fois que les murs d’une prison tombent, d’autres se dressent mais plus loin que les premiers et l’homme gagne un degré de liberté supplémentaire. Cette prison est principalement mentale et est constituée des idéologies qu’il faut sans cesse repérer dans un premier temps pour ensuite les dépasser avant que ne se dressent d’autres idéologies dans un processus sans fin où l’homme, malgré sa finitude, aspire à l’Absolu, c’est-à-dire aux catégories platoniciennes du Bien, du Beau et de Vrai.
Les quatre composantes de l’être humain en tant que holon sont indispensables au développement politique. Dans le quadrant subjectif individuel, la méditation, la réflexion et la culture permettent à l’homme de s’élever vers la sagesse des mystiques et d’augmenter par la même occasion le niveau de conscience de l’homme et par conséquent son niveau de sagesse et de compassion en dépassant ainsi le dualisme entre l’un et le multiple, c’est-à-dire entre le monothéisme et polythéisme, entre la transcendance et l’immanence. Mais peu importe l’explication théorique, ce qui est fondamental c’est que l’homme par des pratiques de réflexion et de méditation parvient, quelque soit sa culture d’origine, à prendre de la distance par rapport à son égo et à augmenter son niveau de compassion. Le détachement du moi passe souvent par la visualisation de ses émotions et de ses pensées comme autant de nuages défilant sous un ciel pur. Les similitudes de ces démarches sont évidentes même si, aujourd’hui encore, le manque d’étude scientifique nous empêche encore d’utiliser une précision scientifique afin de décrire ces changements évolutifs dans la conscience de l’homme. Cette élévation de la conscience humaine à une conséquence politique évidente puisqu’il serait impensable pour Maître Eckart ou Candrakata de partager l’idéologie nazie dans l’Allemagne des années 30. Le dogme inverse à celui de la compassion est le dogme de l’égoïsme qui se traduit sous des formes différentes telles que la volonté de puissance nietzschéenne, la cruauté sadienne, ou le darwinisme social. Il ne faut pas alors confondre le retrait en soi du mystique avec l’égoïsme qui peut être une dérive du mystique (lettre de Plotin aux gnostiques) mais le développement spirituel nécessite une dialectique entre le retour sur soi et le dépassement de soi, de la même manière que le développement politique nécessité une dialectique entre la tradition et l’universalisme. L’exemple du mystique politique Aurobindo, adepte du nationalisme spirituel est révélateur de ces dialectiques.
Dans cette analyse, la dialectique marxisme constitue un sous-ensemble entre les quadrants inférieurs droit (infrastructure) et gauche (superstructure). Mais les dialectiques entre les quatre quadrants sont nécessaires, de même que les dialectiques à l’intérieur de chacun de ces quadrants.
4. SORTIR DE LA MATRICE

L’acte fondateur de la politique dans toute conscience humaine est la prise de conscience de cette prison idéologique dans laquelle il est prisonnier. De la même manière que Socrate s’élevait vers la sagesse philosophique parce qu’il savait qu’il ne savait rien, l’homme doit s’élever vers la sagesse politique et par conséquent vers la liberté en prenant conscience qu’il est un prisonnier. Etre libre, c’est savoir que l’on est un prisonnier et la formule selon laquelle on n’est jamais aussi libre qu’on fond d’une cellule est juste à de nombreux niveaux. Tout homme est un prisonnier mais pour parvenir à briser les murs de sa prison mentale, l’homme doit d’abord projeter la lumière de sa conscience sur ces mêmes murs sans quoi il se heurte à ces murs comme un aveugle. L’homme, avant d’être un animal pensant est un animal qui sent et sa pensée naît de sa sensibilité. Avant de comprendre cette servitude, il doit la sentir. Sentir cette servitude, c’est tout d’abord sentir des absurdités, des bugs dans la matrice pour reprendre la terminologie d’un film populaire inspiré par Wilber. La première intuition de l’homme doit être de se rendre compte qu’il ne possède qu’une liberté relative, c’est l’intuition de la liberté. La seconde intuition politique de l’homme en regardant le monde est celle de l’inégalité et elle a été formulée par Marx, par Orwell (la décence commune), par Duboin (la misère dans l’abondance). C’est une émotion naturelle qui naît en voyant une ferrari passer devant un sans-domicile-fixe. Cette seconde intuition est celle de l’égalité. La seconde intuition est celle du conflit apparent entre les deux premières intuitions. Les mystiques ont tous formulé une appartenance avec le monde, une possession d’une part du divin en eux-mêmes qu’ils partageaient avec les autres hommes. C’est ce que les chrétiens appelaient l’union avec Dieu ou ce que les bouddhistes appelaient voir à travers le voile de Maya, à travers le principe d’individuation et l’égoïsme. Les soufistes musulmans et les philosophes grecs platoniciens comme Plotin tenaient le même discours. Cette réalisation est une acuité élevée de la sensibilité qui se traduit par l’empathie et la compassion. Dans l’idéal républicain, cette compassion pour dépasser la contradiction entre la liberté et l’égalité est la troisième intuition fondamentale, la fraternité.
L’acte pour s’affranchir des murs est un acte permanent, qui ne s’arrête jamais. Avant de tenter la difficile tâche dont mon esprit se sent incapable et qui consisterait à articuler les idéologies, je vais tenter de citer les briques fondamentales de ces murs, c’est-à-dire les idéologies que nous avons tous plus ou moins internalisés dans nos conscience.
4.1. La servitude doit être volontaire, c’est-à-dire dans la conscience même de l’être humain oppressé.
Un pouvoir exercé par des moyens physiques évidents et par la force physique est un pouvoir de type faible. Un pouvoir subtile exercé au sein même de la conscience de l’esclave est un pouvoir de type fort puisqu’il rend plus difficile la prise de conscience de l’atteinte à la liberté de l’individu.

4.2. L’idéologie de la dichotomie binaire et de l’absence d’alternative (TINA).
Cette idéologie consiste à faire croire que toute opposition a une idée A se traduit par une idée B, c’est-à-dire que non-A=B. Elle consiste aussi à faire croire que A et B sont des essences binaires et qu’il y a une discontinuité fondamentale entre A et B. Ainsi à l’idéologie du libéralisme s’oppose celle du libéralisme, à la gauche, la droite. Il existe une version particulière de celle idéologie qui consiste à choisir l’idéologie B de telle manière que l’on puisse discréditer toute alternative à A, c’est la célèbre formule « there is no alternative ». On choisit B tel que B soit impossible, c’est-à-dire que B n’a que des effets néfastes. On pose alors non-A=B et B=0.
4.2. L’idéologie du travail.
Si le système politique assurait le bien du peuple, alors la population pourrait travailler seulement quelques heures par semaine pour vivre ensuite dans un confort agréable. Le peuple n’aurait besoin que de quelques heures de travail parce que, comme l’avait prévu Keynes, les gains de productivité sont si importants qu’il n’y a besoin désormais que de peu de travail humain. Cette situation prévaudrait en régime démocratique mais dans le régime actuel, le but principal de l’oligarchie est d’accroître par tous les moyens possibles ses richesses et par conséquent son pouvoir. Hors les richesses de l’oligarchie n’augmentent pas lorsque le peuple ne travaille pas et ce qui est plus grave encore, le niveau de conscience d’un peuple augment avec le temps libre. Puisque la majeure partie du travail effectué n’est pas nécessaire et n’améliore pas la qualité de vie de la population, on peut considérer que l’oligarchie a réussi une mise en esclavage subtile. Les moyens que l’oligarchie a utilisés sont les suivants :
4.3. La méritocratie justifie les inégalités.
Selon Platon, il fallait que l’écart des salaires soit de 1 à 3. La méritocratie ne justifie pas que des êtres humains puissent vivre des vies fondamentalement différentes et doit seulement encourager l’esprit d’entreprise. A cela il faut ajouter que la méritocratie du système capitalisme favorise généralement le court terme, l’immoralité et les jeux de concurrence à somme nulle alors que les créateurs qui créent de la richesse à long terme par de réelles innovations (inventeurs, artistes, scientifiques,…) sans détruire celle des autres par la concurrence bénéficient peu du système de la main invisible. Cette méritocratie est donc biaisée en faveur des lobbys les plus puissants et de la prédation à court terme généralement destructrice de valeur. Sans tomber dans l’excès inverse d’une économie dirigée ou planifiée, il faut donner des limites à la main invisible par différents leviers (taxes, protectionnisme, subventions,…) afin d’optimiser la création de valeur à long terme.

4.4. L’opposition liberté (libéralisme) / égalité (socialisme), ou l’oubli de la fraternité.
Cette opposition est une opposition idéologique et il n’est pas économiquement utopique d’être comme un économiste prix nobel, pour le libéralisme afin d créer de la valeur et pour le socialisme afin de la distribuer.

4.5. Le darwinisme social.
L’idéologie du darwinisme social détruit la compassion, l’empathie et la fraternité au sein d’une société. Le modèle du darwinisme social est en bas de la société le gangstar-rap et en haut de la société le spéculateur de Wall Street. Dans le darwinisme social, contraire au réel darwinisme puisque les animaux, très souvent s’aident, la société est atomisée et le but de l’existence devient l’ascension de la pyramide sociale. La prise de conscience politique vient souvent de la souffrance. L’internalisation psychologique de cette idéologie est telle que tout individu en bas de l’échelle sociale a intégré psychologiquement le fait de ne pas avoir le droit à la parole. Défendre son point de vue en tant qu’opprimé serait faire preuve de victimisation. Alors que les individus du haut de la pyramide défendent leur vision du monde et cette même pyramide qui les place en haut, les individus en bas de cette même pyramide sont psychologiquement incapables de défendre leur position. A toute plainte d’un homme d’en bas, l’homme d’en haut répond qu’il n’a qu’à travailler pour se hisser en haut. Mais cet argument présuppose une autre idéologie, à savoir qu’il est juste qu’un être humain parce qu’il a plus de chance et d’aptitude qu’un autre puisse vivre dans le luxe tandis que l’autre vit dans la misère.

4.6. La psychologisation de la rébellion par la critique psychologique et la camisole chimique.
Aucun homme n’est une île disait le poète Pope. La souffrance psychologique de l’homme a une composante socio-économique. Le système actuel a un coût externe élevé en favorisant des maladies physiques et mentales chez l’homme. Il a été prouvé que des mesures comme le revenu de base diminuent ces problèmes.

4.7. Créer un climat de peur.
Pour obliger les individus à travailler, il faut avant tout créer un climat de peur. Tout pouvoir doit être internalisé dans l’individu et la peur liée à la mise au banc doit régner dans son esprit afin de le rendre plus réceptif à la corruption et à la trahison de son être et de ses valeurs.

4.8. Diviser pour mieux régner.
Les hommes sentent qu’il y a un écart anormal entre le niveau de productivité de la société et le niveau de vie potentiel qui devrait en découler avec le niveau de vie réel dont ils bénéficient. De cette prise de conscience naît une frustration et une colère. La stratégie des coupables et bénéficiaires de cette organisation sociale est de dévier la colère populaire vers des sous-groupes de la population tels que les émigrés ou les fonctionnaires.

4.9. Immigration.
Les émigrés sont des victimes du système et s’en prendre aux émigrés revient à céder à la stratégie oligarchique du diviser pour mieux régner. L’immigration est utilisée dans le cadre de la libre circulation des hommes, des biens et des capitaux et a pour principal objectif d’exercer un nivellement par le bas des salaires et des conditions de vie.

4.10. Contrôler le système de l’argent et l’impôt :
L’impôt sert essentiellement à payer une dette qui n’a aucune légitimité. L’oligarchie a imposé aux états de lui donner son pouvoir de création monétaire et de s’endetter auprès de l’oligarchie afin de contrôler le système de l’argent et d’investir son argent dans un placement sûr, la dette étatique.

4.11. Libéralisme et libertarisme.
La liberté est assimilée à la liberté de consommer. Il faut alors que tout soit consommable et l’idéologie libertaire est alors utilisée comme le cheval de Troie du libéralisme (Clouscard).

4.12. Société de services.
Une fois que les gains de productivité rendent possible une diminution de la quantité de travail productif, la société, plutôt que de réduire la quantité de travail, s’est orientée vers une société de service. La société de services est, dans les grandes lignes, une société de services rendus par les plus faibles aux plus forts, c’est-à-dire une société de maîtres et d’esclaves. Il s’agit pour les classes dominantes de jouir d’un différentiel de classe qui serait moins marqué dans une société où la quantité de travail baisserait et où les gains de productivité seraient redistribués par un revenu de base.
4.13. L’esclavage par la dette.
La prise de pouvoir par la dette consiste simplement à remplacer la dette publique sans intérêt (sous De Gaulle) par une dette privée avec intérêt. La première dette profite au peuple, la seconde à l’oligarchie qui trouve un placement sûr.

4.14. L’idéologie du travail.
Il s’agit d’utiliser les racines judéo-chrétiennes afin de justifier la souffrance au travail. L’individu ne travaille alors plus pour vivre mais vit pour travailler et le travail, dans une société où la solidarité s’est dissoute dans le l’idéologie du darwinisme social devient le seul accès aux revenus et à la société, c’est-à-dire qu’il devient l’alpha et l’oméga de l’existence humaine. Cette centralité du travail devient alors essentielle si l’on oublie que durant le moyen-âge, c’est-à-dire avant la montée en puissance du pouvoir de la bourgeoisie et donc de l’argent, il occupait une place secondaire (Gorz, LeGoff).

4.15. Capitalisme productif et capitalisme parasitaire.
Si la distinction entre les deux formes de capitalisme est difficile, s’il existe des degrés de productivité et si une partie du jugement est subjective, il n’en demeure pas moins qu’il existe une part objective dans cette distinction qui peut se fonder sur des critères précis. Qui plus est, que l’on s’en remettre à un système de lobbying ou de main invisible (ce qui revient au même puisque les gagnants de la main invisible deviennent souvent à long terme les gagnants du lobbying par leur pouvoir financier), il existe dans tous les systèmes politiques une orientation des forces productives. Un critère très simple pour juger du degré de productivité d’une activité est le critère comparatif avec d’autres cette même activité dans un autre pays. Si je prends l’exemple du droit du travail français au moins dix fois plus volumineux que le droit du travail suisse, il s’en suit que le lobby du droit du travail français a créer une complexité artificielle qui a un coût pour la société. Il s’agirait alors par des calculs plus précis de calculer le coût externe d’un travail de la même manière que l’on peut calculer le coût externe d’une entreprise polluante.
4.16. L’idéologie de la démocratie représentative.
L’idéologie de la démocratie est une forme d’idéologie binaire qui consiste à sous-entendre qu’il y a une essence platonicienne démocratique alors qu’il ‘existe que des degrés de démocratie. Cette idéologie permet d’empêcher une population de demander plus de démocratie. Une démocratie représentative ne peut être que faiblement représentative. Nous vivons réellement dans une oligarchie dans laquelle l’articulation entre l’argent et le politique se fait par le lobbying et la corruption des représentants du peuple. Le bien commun de la population n’est pas recherché et la politique consiste à assurer le bien d’une fraction de la population.

4.17. L’idéologie du complot.
L’idéologie du complot est de deux types. Il y a ceux qui voient des complots partout et ceux qui n’en voient jamais. Ce deuxième type d’idéologie est utilisé dans le sophisme classique qui consiste à discréditer l’interlocuteur. Il n’y a pas dans c texte de dénonciation d’un complot d’une oligarchie mais le simple constat d’une divergence de l’existence d’une oligarchie dont les intérêts ne sont pas alignés avec ceux du peuple.

5. LA DEMOCRATIE CONTRE LES LOBBYS OU LE PEUPLE CONTRE L’ARGENT

5.1. Démocratie représentative et démocratie directe.
Etienne Chouard montre bien comment cette différence entre démocratie représentative et démocratie directe est fondamentale. Il insiste en disant que dès les fondements de la démocratie, les grecs ont insisté sur l’impossibilité d’une démocratie représentative. Parler de démocratie représentative est déjà une terminologie orwelienne destinée à oublier cette contradiction. La plupart des théoriciens politiques comme Rousseau ont mis en garde contre le mensonge d’une démocratie représentative. Une solution pour remédier à ce problème est l’instauration du tirage au sort afin de réintégrer le peuple dans l’arène politique. Un tirage au sort progressif avec par exemple seulement 10% d’élus tirés au sort durant les premières années, un principe de subsidiarité pour traite en local tout ce qui peut l’être, une restriction du nombre de mandat à un seul mandat sont autant de pistes possibles pour sortir progressivement de la démocratie représentative.
5.2. La complexité
L’argument principal opposé à la démocratie directe est celui de la complexité. Il faut bien comprendre que cette complexité est essentiellement artificielle et destructrice. Le but d’une démocratie directe, en redonnant le pouvoir au peuple et de rehausser le niveau de conscience du citoyen et de lui faire prendre conscience du caractère artificiel d’une complexité créée, comme cela est décrit plus bas pour justifier un système de lobbying et extraire la valeur productive des citoyens.
5.3. L’opposition du local et de l’universel.
C’est une fausse opposition puisque l’être humain doit plonger d’autant plus profondément ses racines dans le local qu’il cherche à s’élever vers l’universel. Il n’y a donc pas de contradiction entre le nationalisme et une vision universelle de l’homme. De même, pour quiconque s’élève vers l’universel et pense que l’Absolu avec l’attrait pour le Bien, le Beau et le Vrai est en chaque être humain est présent à des niveaux de développement variés en chaque être humain ne peut accorder de primauté aux différences superficielles de couleur de peau, de langage, de culture mais peut très bien célébrer le génie de sa culture locale ou de son dialecte sans que cela entre en contradiction avec un universalisme spirituel. Quant à célébrer le génie d’une couleur de peau, cela semble aussi absurde que de célébrer le génie d’une couleur de cheveux ou de taille de pied. Une affinité qui se produirait pour une telle raison est spirituellement basse et l’homme qui penserait d’une telle manière ne doit pas être attaqué mais doit être encouragé par le dialogue à s’élever spirituellement.


6. LE GRANDE ARNAQUE OU COMMENT ON A VOLE LE FUTUR DE KEYNES:

La grande arnaque est ce que l’oligarchie cherche à cacher par tous les moyens possibles. C’est un vol, c’est le grand hold-up quotidien qui fait que chaque être humain devrait vivre dans le futur prévu par Keynes et ne travailler que quelques heures par semaine. Dans le chapitre précédent, j’ai précisé quelles sont les idéologies permettant de dissimuler cette arnaque comme la lettre volée de la nouvelle d’Edgar Poe. Ce vol est réalisé par le lobbying et principalement par le lobbying bancaire. Mais il est aussi réalisé par d’autres lobbyings qui trahissent le vol par une scholastique inutilement complexe, signe révélateur de l’existence d’une caste de lobbyste exploitant la complexité artificielle qu’ils ont eux-même créés afin de capter un maximum de richesse. Cette complexité permet aux oligarques d’éloigner le peuple de la politique et de cacher une arnaque derrière un jargon spécialisé.

6.1. Le vol des citoyens par le lobbying.
La portion des métiers créant la richesse productive (essentiellement dans les secteurs primaires et secondaires) est de plus en plus faible. Il s’agit donc d’extraire cette création de valeur réelle par un processus de lobbying. Keynes pensait que dans le futur, les hommes travailleraient moins.
Mais ne peut-on pas attribuer à chaque métier une valeur d'utilité sociale (par exemple très faible pour un designer de yacht de luxe ou un spéculateur) et alors constater que la part des métiers à forte
utilité sociale sur la population de tous types de métiers diminue et que cette diminution est due à un effet de dissolution de la démocratie (malheureusement représentative) dans le lobbying
(https://twitter.com/hunterwalk/statuses ... 1954376704), phénomène probablement lié aux accroissements des inégalités ( dans l'ouvrage récent que je n'ai pas encore lu "le capital au XXIème sièclee", Thomas Piketty semble assez bien décrire cette montée des inégalités). On assisterait alors au vol du futur de Keynes que j'ai tenté de décrire par la métaphore suivante:

Lorsque seule une petite portion de la population produit ces biens, alors le processus de détachement entre les métiers producteurs de valeur et les métiers qui captent cette valeur par la prédation et l’expertise technique s’accroît. Ce système est lié au phénomène de lobbying. Prenons l’exemple de la construction d’une route qui nécessite le travail de mille personnes. Il y a un péage pour payer ces mille personnes et il faut payer un euro à chaque fois que l’on prend la route. Mais la construction d’une route nécessite aussi une expertise juridique. La valeur réelle de l’expertise juridique est de 10 centimes que devrait payer chaque consommateur au péage. Mais le lobby des juristes parvient à faire pression, à complexifier le droit de la construction de route, à rendre nécessaire un degré d’expertise qui ne l’était pas pour justifier de prélever non pas 10 centimes mais 1 euro. Les autres lobbys (finance, environnement, fiscalité, marketing,…) procèdent de la même manière. A cause de ce système, le consommateur ne doit plus payer un total de 2 euros pour toute la route mais un total de 10 euros. Il devra alors travailler cinq fois plus. Au lieu du futur prévu du type de celui de Keynes dans lequel nous ne travaillerions plus qu’un jour par semaine, nous continuons à travailler cinq jours en dépit du progrès technique. Si le système fonctionne ainsi, c’est en partie par une idéologie du travail qui incite les politiques à prendre des décisions créatrices d’emplois mais surtout par corruption puisque au final les politiques iront terminer leurs carrières dans les lobbys qu’ils ont le plus aidé. Ce système fait gagner une partie infime de la population (lobbystes, travailleurs les plus rémunérés (parce qu'ils ont le meilleurs lobbys et non pas parce qu'ils apportent le plus de travail réel), politiques) au détriment de la majorité de la population. Pour rééquilibrer le système vers le bien commun, seule une démocratie directe redonnant le pouvoir au citoyen au détriment du lobby, c’est-à-dire à l’homme au détriment de l’argent pourrait alors résoudre le système. Il faudrait alors prendre en compte la question du coût externe du lobbying pour la collectivité qui peut être considérée comme une pollution au même titre que la pollution de certaines industries nécessite de prendre en compte leur coût externe.
6.2. Le lobbying bancaire
Le lobbying bancaire a un pouvoir central évident dans une société dominée par l’argent. Ce pouvoir s’est accru depuis la loi de 1974 en obligeant l’état à emprunter l’agent sur les marchés financiers en abandonnant son pouvoir de création monétaire. A ce pouvoir s’ajoute la spéculation en utilisant l’argent des déposants ainsi que le système fractionnaire ou la possibilité d’emprunter à taux faible aux banques centrales pour prêter à taux plus élevé. Mais ces thèmes ne sont pas l’objet de cet essai et seule la souveraineté monétaire ainsi que la séparation entre les banques de dépôt et les anques d’affaires sont centraux.

6.3. L’obsolescence programmée
Ne sachant plus quoi inventer pour obliger les citoyens à travailler dans un contexte de gains de productivité, le système en vient à programmer elle-même l’obsolescence de ses produits. L’absurdité d’une telle mesure un aussi un signe, comme la complexité artificielle de certains jargons, d’une situation complètement absurde ou plus rien ne permet de justifier de telles quantités de travail.


7. LES ACTIONS POSSIBLES

Si la situation est difficile, il faut éviter la tentation de l’abandon du politique qui est ce que recherche le système pour atomiser et amener les oppositions à la dépression.
7.1. Le quadrant supérieur gauche
Le quadrant subjectif singulier se développe par la méditation et l’augmentation du niveau de culture de chaque individu.
7.2. Le quadrant supérieur droit
Le développement technologique n’est pas suffisamment avancé pour qu’une évolution technologique remplace l’évolution biologique en ce qui concerne le cerveau humain. Les progrès en terme d’alimentation, de médication et d’intelligence artificielle sont néanmoins les premiers signes de développement de ce quadrant. Les problèmes éthiques sont une autre question qui nécessitent aussi le développement des autres quadrants.
7.3. Le quadrant inférieur gauche
Ce quadrant correspond à la vision du monde. La lutte des intellectuels correspond à une lutte pour imposer leur vision du monde qui peut être plus ou moins élevée selon le développement des quadrants subjectifs individuels de ces intellectuels. Cette lutte pour imposer une idéologie, ou une superstructure dépend généralement de la maîtrise de l’infrastructure, c’est-à-dire du quadrant inférieur gauche.

7.4. Le quadrant inférieur droit
La maîtrise du quadrant inférieur droit passe par la maîtrise des médias et d’internet. C’est aujourd’hui le principal facteur de changements dans le monde et c’est l’arrivée de l’internet qui permet à des personnes ayant développé leur vision du monde (quadrant supérieur gauche) de diffuser leurs idées au détriment du système de domination qui cherche à diffuser dans les médias plus traditionnels (télévision, journaux,…) les idéologies du système de domination afin de conserver son pouvoir.

7.5. Quelques exemples d’actions concrètes

- Revenir aux faits et éviter les sophismes :
Aucun débat politique ne peut faire abstraction des idéologies. Néanmoins, il est possible d’éviter le niveau du débat en commençant au préalable de tout débat par se mettre d’accord sur un ensemble de faits qui ensuite seront interprétés suivant les idéologies. La seconde étape est de recenser et d’apprendre à distinguer les sophismes (livre de Schopenhauer à ce sujet).
- Favoriser un plus haut degré de démocratie :
Le faible de degré de démocratie du système est la source de tous les maux d’une société. Il faut donc par tous les moyens possibles délégitimer la démocratie actuelle et favoriser la hausse du niveau démocratique. La démocratie doit aussi utiliser un principe local de subsidiarité.
- La transparence :
Dans une société de guerriers, la violence est principalement physique. Dans une société de marchands, elle est économique et psychologique. Le fondement principal de cette violence est le secret. Il faut donc privilégier toutes les formes de transparence, incluant wikileaks.
- La solidarité et l’open-source :
La tradition du don décrite par Mauss (MAUSS) et plus récemment l’open-source sont autant de modèles qui attestent d’un besoin humain pour la collaboration qui s’amplifie avec le développement de l’individu suivant les quatre quadrants.
- Le revenu de base :
Après la démocratie directe, le revenu de base est probablement l’outil le plus efficace pour lutter contre l’oligarchie. Il a aussi l’avantage de dépasser la fausse opposition libéralisme/socialisme afin de donner pour mission aux dirigeants d’augmenter le revenu de base en utilisant les deux leviers (le libéralisme pour créer la richesse te le socialisme pour la distribuer) dans un contexte plus efficace d’optimisation semblable à l’idée de la courbe Laffer pour la taxation.
- Distinguer les métiers productifs des métiers improductifs :
L’accroissement de la part des activités destructives est liée au lobbying exercé par ces activités (finance, droit des affaires, publicité, environnement,…) afin de créer des complexités inutiles destinées à justifier l’existence de ces activités et à déplacer la richesse réelle créée par les activités productives vers ces activités. Si le revenu de base et surtout la démocratie directe permettraient de faire disparaître ce racket lorsque les citoyens en participant à la vie politique pourront se rendre compte de ce racket en élevant leur niveau de conscience politique, c’est aussi un devoir de la sphère publique de décider de l’orientation des forces productives d’une société. Il ne s’agit pas de basculer dans une économie dirigée puisqu’il ne s’agit pas de répondre à l’excès du marché par l’excès du dirigisme mais de trouver un équilibre entre les deux.

8. POLITIQUE, ECONOMIE ET TECHNIQUE

8.1. Un enchevêtrement complexe

8.2. L’idéologie de l’erreur des luddites

Lorsque des analyses partant de point de vue différents, pour ne pas dire opposés, à savoir les marxistes de la critique de la valeur (Robert Kurz,…) et les libéraux des universités américaines (Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee du MIT) parviennent aux mêmes conclusions, à savoir que l’on est arrivé à un stade où l’innovation technique détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée, la nécessité de nouveau modèle basés sur le revenu de base et l’économie contributive est évidente. Le chômage est structurel depuis de nombreuses années et seuls les changements de méthode dans le calcul du chômage parviennent à le maintenir à un niveau de trois millions. L’erreur des luddites est devenue une idéologie dans le sens où ce constat historique sur une période donnée de l’histoire devrait nous inciter à la prudence quant à une fin du travail régulièrement annoncée mais il faut garder à l’esprit qu’il s’agit là d’un simple constat historique et non pas d’un axiome mathématique ou d’une loi fondamentale de la physique. En effet, aucune loi économique ne prouve que le progrès technologique crée toujours plus d’emplois qu’il n’en détruit et les dernières décennies tendent à prouver le contraire.

8.3. L’esclavage et la mondialisation comme freins au développement technique

L’esclavage était un frein au développement technique durant l’Antiquité grecque, comme pouvait l’attester l’écart entre le développement scientifique et technique de cette société. Aujourd’hui, la mondialisation offre une main d’œuvre à bas coût qui freine le développement technique, la pression pour automatiser étant plus forte lorsque le coût du travail à automatiser est plus élevé. Mais ce ralentissement sur une période du processus d’automatisation va créer une accélération de l’automatisation dans les années à venir avec l’augmentation des salaires des pays en voie de développement, la hausse des coûts de transport et la hausse du niveau de formation des habitants des pays en voiei de développement qui offrent, particulièrement en Inde et en Chine des viviers de plus en plus importants d’ingénieurs capables d’automatiser à bas coût.
8.4. La sacralisation de la technique selon Ellul
8.4. La honte prométhéenne selon Anders
8.5. La robotisation de l’homme et l’eugénisme moderne
8.6. L’inadaptation de l’homme selon Gehlen
8.7. La mondialisation en tant que frein dans le processus général d’automatisation


9. LA QUESTION DU LUXE

9.1. La polémique de Voltaire et Rousseau

10. LE NEO-ESCLAVAGE DE LA SOCIETE DE SERVICE






































La seconde intuition est celle qu’ont eue les luddites lorsqu’ils ont pensé que les machines allaient remplacer leur travail mais c’est aussi celle d’économistes tels que Keynes qui pensaient que les machines allaient remplacer le travail humain. C’est aussi une intuition que l’on a lorsque l’on se rend compte que l’homme travaille toujours autant en dépit du progrès technique et que de nombreux travaux semblent socialement peu utiles.

Mettre le faits dans une autre couleur pour les distinguer des raisonnements

aurobindo
Messages : 19
Inscription : ven. 06 sept. 2013, 16:46

Re: servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar aurobindo » lun. 16 sept. 2013, 20:08

Bon, ne voulais voir s'il y avait des gens qui s'intéressaient aux mêmes sujets que moi mais apparemment cela n'est pas le cas. C'est pas grave, les goûts ne se discutent pas. J'ajoute tout de même un complément. Pour commencer, je voudrais spécifier le contexte qui est une réflexion sur la technique puisque beaucoup d'économistes, come Keynes, avaient déclaré que nous travaillerions moins à notre époque et cela ne s'est pas produit. J'argumente qu'il serait possible de travailler peu et de vivre mieux mais qu'un choix politique a été fait en faveur d'une oligarchie et non pas en faveur de peuple. Si j'utilisais une expression, je dirais que l'oligarchie a volé le futur prévu par Keynes. Je résume ci-dessous en quelques lignes ce hold-up qui est au carrefour des questions de démocratie directe, de revenu de base et de la question technique (dans la tradition de philosophes de la technique comme Ellul principalement , pour ne pas faire du name droppinng et citer toute la liste). Si certains d'entre-vous s'intéressent à ce sujet, qu'ils pensent que ma thèse est fausse ou pas, qu'ils n'hésitent pas à répondre, je souhaite surtout débattre. A noter qu'il peuvent lire en complément la première partie et en particulier la métaphore de la route qui me semble un bon point de départ pour une discussion.

Quand on automatise et qu'une part de plus en plus importante de
travail devient superflu, les détenteurs de capitaux qui produisent
plus doivent vendre leur produits. Il faut donc que la masse
grandissante d'individus rendue superflue puisse consommer sans quoi
l'économie s'effondre. Il y a alors deux solutions. Une dans l'intérêt
de la majorité de la population et donc du bien commun consisterait à
redistribuer ces richesses produites, par exemple avec un revenu de
base. Mais le problème de cette solution pour l'oligarchie est qu'elle
dominerait moins le reste de la population qui n'aurait plus ou peu à
répondre à ses ordres et que l'oligarchie par conséquent perdrait son
pouvoir. L'autre solution adoptée dans l'intérêt de l'oligarchie afin
qu'elle conserve et augmente son pouvoir consiste, par besoin humain
de pouvoir et de domination, à utiliser cet argent pour demander à la
majorité toutes sortes de services afin de maintenir la population
dans un besoin perpétuel de travail et dans la peur de le perdre et
d'être en manque, comme une population droguée. Bien sûr tout le monde
a l'illusion de profiter des services mais en réalité, plus l'individu
est en haut de la pyramide et plus il profite de cette société de
service et plus il a du pouvoir dans cette société de service avec
l'aspect anthropologique associé (donner des ordres, biens et services
de prestige socio-économiques,...). Les moyens pour maintenir le
peuple dans cette addiction sont alors:
- Une fausse démocratie trahie par un système de représentativité
acheté par le lobbying afin d'orienter les décisions politiques dans
l'intérêt de l'oligarchie. Un système de deux parties qui prennent
toutes les mêmes décisions et font croire à une alternance en
théâtralisant leur affrontement sur des points mineurs.
- La création d'emplois publics pour aider cette création d'emplois
qui n'existent plus.
- La privatisation de la dette des pays (pour offrir de bons
placements aux détenteurs de capitaux) associée à une hausse d'impôt
pour payer cette dette (les détenteurs de capitaux ayant accès à
l'ingénierie fiscale pour éviter de payer des impôts et les états
étant obligés de créer des emplois pour amortir le chômage) et obliger
la population à travailler plus.
- L'obsolescence programmée, symptomatique mais probablement encore marginale.
- La peur de la pauvreté et du déclassement en cas de perte d'emploi..
- La propagande médiatique (faux chiffres du chômage, focalisation sur
la croissance, déviation des colères populaires sur tous les sujets
permettant une prise de conscience de cette disparition du travail
...) afin d'entretenir une servitude volontaire idéologique
internalisée,...
- Le diviser pour mieux régner, en général entre travailleurs pauvres
et chômeurs afin d'amplifier l'idéologie du travail.
- Le sophisme (attaque personnelle,...) : dans le cas de la
disparition du travail, il s'agit du sophisme des luddites qui est un
bon argument mais qui sous-entend que l'on est contre le progrès et
que ce fait historique valable à une période donnée est une loi
fondamentale et éternelle de l'économie selon laquelle le progès
technique produirait toujous plus de travail qu'il n'en détruirait.


L'ingénierie sociale permet de maintenir le niveau de chômage,
d'aides, de salaires et d'impôts adéquats mais pas éternellement et
quand la pression monte et que la société arrive à une température
d'ébullition, le problème est que la seule possibilité de dévier la
colère arrivé à un certain point est de favoriser les extrêmes, ce qui
va malheureusement arriver.

(il va être intéressant de voir comment avec l'accroissement de la
productivité, l'oligarchie a devoir inventer d'autres moyens de plus
en plus absurdes (même si l'onsolescence programée et l abarre très
haut dans ce domaine) afin d'obliger les gens à travailler.



Donc finalement la soif de pouvoir a au moins autant d'importance que
la technique dans l'origine de ce choix de société. Et c'est ce choix
de société qui a empêché l'avènement du futur prédit par Keynes. Mais
si le peuple accepte un tel système social qui est en défaveur de la
société c'est principalement par l'internalisation d'une idéologie
(servitude volontaire) du travail qui a pour origine la technique.

A noter que plus une servitude est forte et plus elle est volontaire
et ancrée profondément en miroir dans l'inconscient collectif et
l'inconscient des individus de la société. Nous sommes tous esclaves
d'idéologies et le processus de libération consiste à passer de la
servitude volontaire à la servitude involontaire, c'est à dire forcée
puis à la liberté.

La réflexion d'Ellul rejoint celle de Anders sur la honte prométhéenne
de l'homme qui souhaiterait devenir une machine et être efficace comme
les machines qu'il utilise. Cette honte prométhéenne par rapport à la
machine est une honte par rapport au travai où l'homme souhaite
incarner le cadre dynamique idéal. C'est de là que part le
renversement, ce n'est plus la machine qui sert l'homme ou le travail
qui sert l(homme mais l'homme qui sert la machine et le travail. Ellul
par goût polémique aimait utilisait la phrase des camps de
concentration "le travail rend libre"

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gna
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Re: servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar gna » lun. 16 sept. 2013, 20:27

C'est pas que tout cela soit inintéressant mais (perso) j'ai pas trop le temps de me pencher sur un tel pavé !!!!!
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thufir
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Re: servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar thufir » mar. 17 sept. 2013, 07:17

ouais c'est intéressant ce que tu écris mais peut être un peu surdimensionné pour le format forum
en tous cas, je sais pas trop par quel bout le prendre :|
Membre de l'équipe des synthétiseurs. Tout ce que vous écrivez sur ce forum est susceptible d'être synthétisé contre vous. Et non, vous n'avez pas droit à un avocat ni à un coup de fil.
Wiki Synthèses : http://forum.partipirate.org/wiki/syntheses_de_debats

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Re: servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar Numero6 » mar. 17 sept. 2013, 15:32

Le temps ne respecte pas ce qui est fait sans lui.

Il faut le temps de lire et surtout celui de comprendre ce texte/post particulièrement ardu pour le pirate lambda.

Je recommande sa lecture, et plus encore le temps à la réflexion qu'il nécessite car moi-même, je ne sais pas par ou commencer...

j'y vois quelques similitudes avec "Pour une économie non-aristotélicienne"
"Toute analyse est une déstructuration, toute synthèse est une restructuration." Alfred Korzybski

aloxe
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Re: servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar aloxe » mar. 17 sept. 2013, 15:46

Bonjour aurobindo, pourquoi ne pas en faire un blogpost ?

aurobindo
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Re: servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar aurobindo » mar. 17 sept. 2013, 19:49

Merci pour vos réponses. C'est vrai que c'est un peu long. Honnêtement ça n'est pas très compliqué mais la difficulté est que je m'inspire d'un philosophe qui est peu connu en France, Ken Wilber, et que ce philosophe utilise une terminologie qui nécessite un peu de temps pour se familiariser. Si vous êtes curieux pour lire Wilber, l'ouvrage principale n'a pas été traduit en français et s'intitule "sex, ecology and spirituality". En français il existe une introduction à sa philosophie "une brève histoire du tout". Pour ceux qui s'intéressent un peu à la philosophie, les lecteurs de Schopenhauer pourraient y trouver un intérêt. Wilber a pas mal de points communs avec Schopenhauer (intérêt pour la science, le mysticisme et la philosophie européenne mais aussi indienne, clarté d'un style pédagogique en utilisant pas mal de métaphores et facile à lire contrairement à de nombreux philosophes,...). A noter pour l'anecdote que dans la culture populaire les frères Wachowskis ont été très influencé par Wilber (aussi par Schopenhauer d'ailleurs).

Mais c'est vrai que ce n'est peut être pas bien adapté au format forum. Aloxe, par blogpost, tu veux dire créer un blog et mettre le lien?
Si c'est ça, je viens de le mettre à jour sur un blog: http://lobbyetservitudevolontaire.blogspot.fr/
La mise en fome n'est pas terrible avec les sous-titres qui ne se sont pas insérés (ils sont en bas) mais a ça l'air lisible et j'avoue que même si je me suis mis au parti pirate, j'ai assez peu de patience avec ce qui a trait à l'informatique et je suis assez feignant de ce côté et même de tous les côtés possibles.
J'attache aussi avec cee message le document word dans une version que j'ai mise à jour ce week-end. Peut-être que cela serait mieux pour lire sur une tablette par exemple.

Sinon la principale inspiration avec Wilber est le français Jacques Ellul qui a beaucoup écrit sur la technique (le bluff technologique,...).
Lui aussi est à la fois profond, clair et possède une culture encyclopédique. En plus ce qui est fascinant c'est que ses analyses basées sur la technique n'ont pas pris une ride. Je précise que ses analyses ne se limitent pas à la technique mais que de la même manière que Marx partait de la lutte des classes pour faire son analyse, lui part de la technique et aborde la philosophie, l'anthropologie, l'économie, la sociologie, la politique, les idéologies,... Bref, toutes les dimensions d'une société humaine et de ses membres. Je pense que cela peut être particulièrement intéressant pour les membres du parti pirate.

Pour terminer, le but du message est de partager des idées donc j'espère que vous trouverez quelques idées qui vous intéresseront et je pense qu'il y a quelques bonnes intuitions même si elles ne sont pas bien organisées. Peut-être que cela permettra de découvrir quelques auteurs Ellul, Wilber, Anders, Dumont, Freund, Vebler, Galbraith,... De votre côté, si vous avez des idées, des suggestions, des remarques et surtout si vous avez des conseils de lecture, n'hésitez pas. Si jamais cela pouvait motiver des gens plus intelligents et cultivés que moi à copier-coller des chapitres et à améliorer ce texte, a serait la meilleure chose qui pourrait arriver à ce texte.
Pièces jointes
La servitude volontaire au 21ème siècle.docx
La servitude volontaire au 21ème siècle.
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Re: servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar ensemble » mer. 18 sept. 2013, 03:34

.
.
. je suis un peu desolé...
un peu pavé ds la mare?

pour moi ici c'est un peu les habits neufs de l'empereur...
!!!

bcp de blbla, de confusion...
l'impression d'une vision pas claire embrouillée...

et pourtant je ne suis pas le genre a etre rebuté par la nature, le vocabulaire, la longueur de n'importe quel texte!

mais la ai l'impression de parcourir sans vision claire...
trop de delayage pour des truismes et des lieux communs rabachés...
bcp trop de confusion de la recopie beate de bonnes choses voisinant les pires conneries??

desolé d'etre un peu raide...
peut etre un super elagage et un/des abstracts et summaries...
en tete et en pied?
permettrait de mieux cerner si l'auteur a une pensée et un apport personnel de qualité...
(et non une confusion-embrouillamini cerebral?

de curieuse references aussi a plt des sales types... a coté de 'braves' comme ellul ou bosquet... que viennent faire des horreurs comme le mac de 'merer' ou le petit arriviste achemisette neo fa.cho.?

peut etre mon allergie aux mystico gelatineux et aux arrivistes reacs vides... me brouille un peu la vue?
je ne crois pas... mais si par ex ton pseudo est un clin d'oeil a autre chose que le commanditaire de l'exploitation neocoloniale a pondy et du degré ultime de la betasserie mystico... c'est possible aussi... n'hesite surtout pas a le dire... (et je presente d'avance de plates excuses!) et si juste on est pas d'ac... argumentons...

bon en gros a moi de resumer aussi...
au lieu de delayer cet inventaire a la prevert pas rigolo..
et de detailler les turpitudes du monde..

allons a l'essentiel...
tous ces epiphenomenes ont qques racines...
parlons de celles ci-
deconstruisons et reconstruisons?

resumons
(tiens on a de petites brochures avec les trois textes reunis

libertad mirbeau et la boetie!
il doit y a voir en html des entrées via http://rencontres3.free.fr/crime
l. - le criminel, c'est l'electeur
m. - la geve des electeurs
la b.- de al servitude volontaire...

ds le constat des horreurs tu trouveras en contemporain et clairement dit/ecrit
bcp sur http://bloom0101.org (et par ex le court metrage.. la guerre a deja commencé
des soluces belle ecriture et clair sur ce site... et ds 'rupture' sur site: http://infokiosques.net
aussi ds le constat cf site r3 plus haut pour "delaservitudemoderne" le site et le texte du film (aussi le film!)
et encore des pistes... depuis ratgeb en 10/18 a bolo bolo

et surtout retrouver l'esprit simple, clair...
les choses importantes aussi en soi-meme...
. (et ds la qualité des relations avec ses proches/amis/tous...
. et prendre parti/construire et creation de forces... s'organiser... )

.
.
bon en esperant ne t'avoir pas trop découragé ds ton bel elan...

aurobindo
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Re: servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar aurobindo » mer. 18 sept. 2013, 14:39

Je suis obligé de répondre longuement parce que je me fais quant même traiter d'idiot (ce qui ne me dérange pas trop, surtout en lecteur de Dostoievski) et de facho (ce qui est une insulte qui transforme mon interlocueur en ennemi et rend le dialogue difficile, voir impossible). Le problème c'est qu'en insultant autrui comme tu l'a fait, tu détruits toute possibilité d'empathie, de débat et de dialogue. Sinon pour tes références, je connais La Boétie et le Comité Invisible et c'est clair que je n'ai pas le même niveau littéraire et conceptuel. J'ai des réserves sur le idées du Comité Invisible parce que si le style est magnifique et les descriptions du monde actuel sont très justes, je trouve qu'ils ne sont pas allés à la racine du problème et qu'ils ne proposent pas de solution (tu ne seras pas d'accord mais c''est mon avis). Mais c'est évident que tu compares mon texte écrit en quelques heures sans relecture qui est surtout un texte destiné à provoquer des débats pour que je puisse améliorer mon niveau (et par la même occasion ce même texte en espérant surtout que les gens me proposeront des ouvrages pour améliorer ce texte) avec des textes beaucoup plus élaborés et d'un niveau supérieur au mien. Quant à Mirbeau, c'est aussi un des grands pamphlétaire français avec Bloy et Bernanos qui a beaucoup d'humour (noir) et dont j'ai apprécié les quelques textes que j'ai lu de lui, même si la limite du pamphlet, c'est qu'il dénonce généralement sans analyser la racine du mal et sans faire de proposition. Mais encore une fois, mon texte n'a pas le niveau de ces textes mais bon, il fut quant même s'encourager à écrire et à faire des choses même si on sait bien qu'on composera jaais du mozart et qu'on écrira jamais du shakespeare ou du rimbaud.

Là pour le coup tu m'as découragé d'écrire et même de participer au forum et au parti pirate. Mon texte était sans prétention et j'avais prévenu qu'il était brouillon. Honnêtement, je crois que ma participation au parti pirate s'arrête là s'il y a des gens qui vous y traitent de fachos et d'idiots et jouent aux flics de la pensée sans même chercher à discuter et à avancer le moindre argument. Quand on commence par insulter une personne c'est qu'on a pas envie de débattre et de discuter. De mon point de vue, c'est au contraire ton message que je trouve fasciste, sectaire, arrogant, irrespectueux, prétentieux, malhonnête par l'emploi de sophismes et condescendant. Mais bon, c'est malheureusement souvent la nature des forums, plein de gens viennent dans les forums non pas pour débattre mais pour se défouler. Donc franchement si c'est pour recevoir des messages d'insultes et non pas de dialogues et d'échange et d'effort de compréhension de l'autre même et surtout quand on est pas d'accord, c'est qu'effectivement je n'ai rien à faire au parti pirate.

Pour Aurobindo, j'avoue que je n'avais pas d'inspiration quand j'ai choisi un pesudo et j'étais en train de lire "life divine" (un livre c'est vrai sur la spiritualité d'aurobindo) que j'ai apprécié et en lisant rapidement sur internet, j'ai lu qu'il avait été un indépendantiste pacifiste indien inspiré par la révolution française qui a inspiré Gandhi et pour qui Gandhi avait beaucoup d'admiration donc il m'a semblé sympathique. En plus j'ai trouvé le nom marrant et c'est vrai qu'en m'inscrivant sur un forum politique j'aurais dû réfléchir au choix du pseudo mais c'est simplement le nom qui m'est venu à l'esprit en m'inscrivant parce que j'étais en train de lire "the life divine" et j'ai choisi en quelques secondes sans me poser de question. Mais ça n'est vraiment pas mon maître à penser et s'il a effectivement commis des atrocités et bien mea culpa et j'ai effectivement fait une erreur en choisissant ce pseudo mais ça ne sert à rien de m'insulter pour autant, tu aurais pu seulement me faire remarquer ces éléments biographiques et me demander pourquoi j'avais choisi ce pseudo. En fait j'ai l'impression que tu es énervé et que tu cherches des prétextes pour qualifier quelqu'un de facho et l'insulter. C'est une attitude violente qui moi me semble très loin de l'empathie et de la compassion.

Pour ce qui est du manque de clarté et des banalités, j'avais prévenu que c'était brouillon et sans prétention. Mais si tu as une intelligence et une culture très élevés, quel intérêt y a t-il à insulter celui qui a une moins bonne compréhension du monde que toi et qui même (je ne crois pas mais peut-être n'en suis-je pas conscient, on est tous bloqués dans des idéologies et on fait parfois des errreurs, on dit parfois des conneries) selon toi s'égare dans des thèses fascistes? Est-ce qu'il ne vaut mieux pas tenter de faire comprendre à ton interlocuteur en quoi il se trompe? Si tu commences par insulter ton interlocuteur et par lui montrer ton mépris, comment veux-tu qu'il t'écoute et change d'opinion? Je ne suis pas fasciste et ton accusation est insultante et elle est basée à mon avis sur des approximations (il parle de Freund et de Allais, il emploi le pseudo aurobindo donc c'est un facho) mais si tu discutes avec un fasciste ne vaut-il pas mieux tenter de le considérer comme un être humain qui se trompe plutôt que de l'insulter et tenter plutôt d'élever sa conscience et de le sortir de l'erreur par le dialogue ou en lui proposant des ouvrages à lire avant de l'insulter et de détruire toute possibilité de dialogue par l'insulte?


Si tu veux vraiment connaître mes maîtres à penser, il y a Schopenhauer et ses prédécesseurs (Kant et Platon), Plotin, Ellul, Galbraith, les moralistes (Pascal, Larochefoucault), Gracian, Dostoievski, Berdaeff, Chestov, Wilber, Koestler, Rousseau, Toqueville, Veblen, Goethe, Weber, Braudel, Todd, Stiegler, Gorz, Bloy, quelques libéraux comme Aron et Revel et quelques socialistes comme Proudhon, Marx et Kurz, j'en oublie sans doute et je ne cite pas les scientifiques, les poètes, les musiciens,... Pour ce qui est des mystiques, je partage simplement l'idée selon laquelle tous les mystiques, quelque soient leurs origines (Eckart, Nargarjuna, Al Hallaj, Plotin) arrivent au même message d'empathie et de compassion qui est important pour contrer le darwinisme social du libéralisme actuel. Selon ce message, on cherche à comprendre autrui et à faire preuve d'empathie et de compassion avant de l'insulter (un message simple ne manque par forcément de profondeur).

Comme je ne suis pas sectaire, mes orientations idéologiques ne m'empêchent pas de lire des penseurs dits fascistes (parfois par leurs ennemis pour les discréditer) comme Freund (pourtant disciple de Raymond Aron et dont le seul livre que je connaisse et que je cite a été écrit sous la direction de Aron (c'était sa thèse) parce qu'il me semble intéressant dans le domaine politique, il s'agit d' "essence du politique" qui est intéressant parce que peu de livres ont tenté de comprendre justement l'essence de la politique) ou Allais ( le fait qu'il ait eu des idées fascistes n'empêche pas que ce prix nobel a fait quelques bonnes analyses, et de manière générale cela serait malhonnête à mon avis de discréditer toute une oeuvre parce que l'auteur de l'oeuvre est un salop, c'est par exeple le cas de Heidegger qui bien qqu'ayant adhééré au parti nazi a écrit de bons textes, notamment sur la technique) et de reconnaître quand il me semble qu'ils écrivent quelque chose de juste. Comme le dit Wilber, "personne n'est suffisamment intelligent pour avoir tord à 100%". J'ai toujours été allergique moi-même au new age et j'aurais aussi été exaspéré en lisant des références spirituelles mais je me suis intéressé aux philosophes mystiques par Schopenhauer, Plotin et plus récemment Wilber (sur la forme il ressemble aux mystiques new age ( et là on a au moins un point commun dans cette aversion pour le new age qui en plus est c'est vrai souvent utilisé par les fascistes) mais sur le fond, beaucoup de philosophes dits sérieux, c'est à dire académiques comme Taylor au Canada ou Bhaksar au Royaume-Uni partagent mon opinion sur le sérieux et l'intérêt de l'oeuvre de Wilber qui à mon avis prolonge celle de Schopenhauer et a, c'est vrai une composante mystique même si les deux philosophes sont aussi des écrivains, des philosophes et des scientifiques de bon niveau). Ceci dit, ces philosophes mystiques sont plus philosophes que mystiques. Franchement je n'ai rien contre toi personnellement mais j'en ai après ton intervention parce que je ne supporte pas que les gens insultent avant de chercher à discuter et à comprendre leur interlocuteur et ce qui m'ennuie c'est que tu ne sembles même pas chercher à comprendre et à discuter mais que tu sembles repérer des noms (aurobindo,...) et qu'une fois que tu vois ces noms tu me classes dans la catégorie "ennemi" et tu commences les insultes. En fait je pense que tu t'es énervé avant de chercher à comprendre vraiment le message que je voulais faire passer.

Comme je le disais dans mon dernier mail, ce texte n'a aucune prétention et je suis très conscient de son caractère brouillon et de ces lieux communs parce que j'ai tenté d'articuler des intuitions et des lectures mais j'en suis pour l'instant incapable. J'ai 'ailleurs précisé dans mon dernier mail, que pour moi la meilleure chose qui pouvait arriver à ce texte, c'est que quelqu'un de plus intelligent et de plus cultivé que moi puisse enlever les mauvaises idées, les erreurs logiques et de manière générale améliorer ce texte. Si j'ai publié ce texte, c'est uniquement parce que j'ai malgré tout beaucoup lu et qu'il pourrait donner des idées de lecture ou de réflexion à d'autres personnes. J'ai aussi pensé qu'il y avait deux intérêts à ce texte, à savoir de présenter un philosophe peu connu en France, Ken Wilber, et aussi tenter dans le cadre du parti pirate d'utiliser l'héritage de Ellul centré sur une réflexion portant sur la technique. Si ce texte est influencé par la philosophie assez étrange de Wilber (en fait sa philosophie est basée sur le concept de holon développé par Arthur Koestler qui est avec Ellul et Wilber une de mes plus grandes influences politiques), c'est que j'ai voulu tenter d'amener des gens à le lire même si sa philosophie semble farfelue à première vue (si tu apprécies la philosophie, il est en fait très proche de Habermas).
Sinon je vais vérifier ce que tu m'as dit au sujet de Aurobindo (j'avoue que contrairement à la plupart des autres noms cités je le connais peu et je l'ai peu lu) et probablement changer mon pseudo parce que je connais très mal l'histoire indienne et je suis le premier surpris si Gandhi a autant admiré un homme qui d'après ce que dis est un monstre.

Mais si je peux me permettre un seul conseil général qui vaut pour tout le monde, moi y compris, arrêtons d'insulter les autres et cherchons d'abord à comprendre leurs points de vue et à les convaincre ou du moins à leur donner les moyens de progresser et de changer d'idées, soit en discutant, soit en leur donnant des auteurs et des livres à lire si on est pas d'accord. Je pense que la première disctinction à faire, c'est de voir si l'interlocuteur cherche à s'élever, à progresser et à affiner sa conscience politique et de manière générale sa vision du monde quitte à reconnaître qu'il est dans l'erreur ou si il est malhonnête et cherche seulement à remporter le débat en employant tous les moyens possibles, quitte à insulter et à employer des sophismes. J'ai tenté de montrer que j'appartenais à la première catégorie, j'espère y être parvenu. J'espère que mon interlocuteur qui s'est énervé appartient aussi à cette catégorie et qu'on pourra progresser ensemble et s'apprendre des choses plutôt que de s'abaisser en s'insultant. Si mon interlocuteur trouve ma vision politique idiote et fasciste, qu'il me donne des références à lire pour que je puisse progresser et si mes analyses ont des dérives et des conséquences fascistes dont je ne suis pas conscient, qu'il me les explique pour que je puisse progresser. Au moins il aura ainsi exercé une bonne action parce que le meilleur moyen d'éliminer un fasciste, c'est de le sortir de la pensée fasciste, pas de l'insulter. Cela ne sert à rien de s'insulter, tout le monde peut se tromper et dire des conneries et être limité intellectuellement ou culturellement mais insulter les gens dans l'erreur ne crée que de la violence et de la haine et participe à la montée du fascisme. Bref, je suis désolé si le message est simpliste mais essayons de nous élever ensemble et pas de nous rabaisser. Mis bon, si tu voulais seulement te débarrasser de quelqu'un qui ne partageait pas les mêmes idées que toi sur le forum et au parti pirate en l'insultant et en le traitant de fasciste, bravo, tu as réussi parce qu'il est peu probable que je revienne sur le forum parce que comme tout être humain, je n'aime pas que l'on m'insulte et que l'on me traite de facho.
Pour ceux qui auraient malgré tout envie de m'aider à progresser, merci de citer des auteurs qui pourraient m'aider à développer et à rectifier les idées du texte cité en objet.

_Chris_
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Re: servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar _Chris_ » ven. 20 sept. 2013, 19:37

Salut aurobindo,

Je te comprends, je comprends ton ressenti et je suis assez d'accord avec toi dans la condamnation de ce genre d'individu qui semble se résumer à une police de la pensée.

Continu, persévère, ce genre de questionnement est essentiel.

Après le constat, je te propose de passer aux solutions.

Bon courage et à bientôt !

aurobindo
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Re: servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar aurobindo » sam. 21 sept. 2013, 15:39

Merci Chris,

je n'ai rien non plus contre la personne qui critique, il m'a juste semblé que cette critique était rapide et basée sur des amalgames.
Mais moi aussi de mon coté j'ai sans doute fait des erreurs sur des jugements rapides. Par exemple j'explique que j'i choisi le pseudo Aurobindo trop rapidement parce que je n'avais pas d'inspiration donc il a sans doute eu raison d'insister sur la biographie de cet homme si elle n'est pas reluisnte. Pour les solution, en fait j'en propose quelques une qui sont assez simples et proches dde celles du parti pirate:
- Démocratie directe avec un principe de subsidiarité (prendre le maximum de décisions en local).
- Revenu de base avec une politique basée sur le revenu de base (c'est à dire à la fois libérale pour augmenter les richesses et sociale pour les distribuer selon une potimisation de type courbe Laffer pour les taxes - l'argument d'une irréconciliabilité du libéralisme et du socialisme est pour moi faux mais je n'ai pas le temps de développer, tout ce que je peux dire c'est que dans toute société il y a à la fois du libéralisme (libre entreprise) et du socilisme (éducation, santé,...).
- Développement de l'économie contributive sur le modèle de l'open source.
- Transparence sur le modèle de wikileaks (dans notre société bourgeoise, la violence est essentiellement psychologique et se fait par le mensonge et la manipulation donc le meilleur moyen de faire tomber le mensonge et la manipulation est la transparence sur un modèle inspiré par wikileaks).
- Retour à la souveraineté monétaire (comme en Grande Bretagne par exemple), c'est à dire à la création d'argent par l'état (pour ce qui est de la propagande basée sur l'inflation, voir les chiffres historiques de l'inflation sur le site de l'INSEE).
- Séparation des banques de dépôt et des banques d'affaires.
- Emulation entre les régions du fait du pricipe de subsidiarité, ou fédéralisme, qui permettrait de comparer différentes variantes de politiques contrairement au centralisme.
Je réponds rapidement et j'oublie sans doute des solutions et pour chaque solution, il y a différentes variantes qui sont discutables (mais à mon avis discuter des variantes doit être secondaire). Mais je pense que ce sont déjà des idées qui circulent au parti pirate. En fait je suis persuadé que les solutions aux problèmes actuels sont simples et que le problème n'est pas de trouver des solutions mais de les diffuser dans la population pour la raison très simple que l'oligarchie est contre ces mesures qui vont contre ses intérêts et qu'elle fait tout pour les discréditer et les empêcher d'accéder aux médias, si ce n'est pour que des représentants de l'oligarchie les ridiculise. Donc pour conclure, quelque soit mon constat, finalement je pense être généralement d'accord avec le parti pirate pour ce qui est des solutions et avec d'autres ( Ellul, Gorz, Zin, Kurz, Postone, Caille et Latouche du MAUSS,...). Le problème encore une fois n'est pas de trouver des solutions mais de diffuser ces solutions en montrant qu'elles ne sont pas utopiques et qu'elles sont réalistes. Mais la principale difficluté est que nous sommes dans un pays démographiquement vieux et qu'en général, arrivés à un certain âge, les gens ne veulent plus changer d'avis et s'intéresser à d'autres idées. Donc les gens se révoltent seulement pour des choses comme le mariage pour tous, les retraites et pas par exemple pour les chômeurs qui s'immolent, ce qui est sidérant mais en dit long sur la domination démographique et donc idéologique des gens agés en France. Je précise que je n'ai pas d'avis particulier au sujet du mariage pour tous (même si je comprends l'argument à la Clouscard d'une utilisation du libertarisme pour étendre le libéralisme) mais le sujet ne m'intéress epas trop et ce qui me sidère c'est qu'il n'y a pas de révoltes par rapport aux chômeurs qui s'immolent. C'est d'autant plus frustrant que les révoltes au sujet du ariage pour tous sont souvent faites pour des valeurs chrétiennes contre lesquelles je n'ai rien mais ce dont je suis persuadé, c'est qu'entre une révolte contre les immolations de chômeurs et une révolte contre le mariage pour tous, le Christ aurait choisi la révolte contre les immolations comme l'ont fait justement les tunisiens.

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Re: servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar aurobindo » lun. 07 oct. 2013, 17:34

Je n'ai pas réussi à mettre à jour le blog donc voici une mise à jour du texte au cas où cela pourrait intéresser et inspirer d'autres personnes.
Pièces jointes
Dans les ténèbres de la servitude volontaire - l'homme contre la machine.docx
pamphlet politique
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aurobindo
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Re: servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar aurobindo » lun. 28 oct. 2013, 14:40

Un version à jour avec aussi une table des matières que j'avais oublié d'ajouter
Pièces jointes
Dans les ténèbres de la servitude volontaire - l'homme contre la machine.docx
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Re: servitude volontaire au 21ème siècle

Messagepar aurobindo » lun. 16 déc. 2013, 18:54

Le texte a pas mal évolué en s'inspirant de la ligne de pensée Rousseau-Veblen-Galbraith-Girard que j'ai essayé de confronter à Ellul, Kurz et Marx en essayant d'utiliser le cadre conceptuel de Wilber (aussi utilisé par l'économiste défenseur du revenu de base Christian Arnsperger). J'ai eu des échos positifs de penseurs comme Alain Caillé et Bernard Stiegler donc malgré les nombreux défautst (et une première partie d'aphorismes que j'ai introduite pat oût our Nietzschet et Cioran mais qui sont assez mauvais), la thèse principale n'est pas complètement ratée et pourrait intéresser quelques lecteurs, ne serait-ce que pour leur donner des idées de lecture. Voici le résumé approximatif pour ceux qui n'auraient pas le temps et/ou l'envie de lire le texte entier. Je pourrais encore concentrer cette thèse en écrivant une équation du nihilisme:
idéologie du travail (Gorz, Kur, Ellul,...)+gains de productivité technique (Ellul, Brynjolfsson, Agamben,...)-->société de prédation (Rousseau, Veblen, Galbraith (père et fils), Girard,...)--nihilisme (Nietzsche, Heidegger,...)-->symptômes du nihilisme (Chablot, Stiegler, Marx,...)

J'espère seulement inspirer quelques personnes pour écrire de meilleurs textes que celui-ci (ça n'est pas très difficile). Ne soyez donc pas trop dur avec ce texte et essayez de proposer de meilleures analyses ainsi que des critique constructives afin que l'on puisse tous s'améliorer plutôt que de dire seulement que c'est mauvais pour les raisons x ou y ( raisons souvent subjectives dans le domaine politique). AUssi j'ai appris par un membre du forum que mon pseudo Aurobindo n'avait pas eu une vie politique très glorieuse. Ne m'en veuillez pas, j'ai choisi le nom parce qu'il était marrant et je ne connaissais pas son histoire. D'ailleurs je vais chercher comment changer son pseudo parce que j'oublie à chaqueu fois et j'ai la flemme.

Mon analyse personnelle qui me semble originale est que le progrès
technique détruit le travail productif (au sens de Veblen et de ses
successeurs comme Galbraith). Ce travail productif est remplacé par
des services. Les services aux entreprises sont essentiellement du
travail prédateur (finance, droit des affaires, assurances qui
agissent comme des taxes sur le travail productif par le lobbying).
Les services à la personne sont une légitimation d'un néo-esclavage
(un riche paie pour des services des pauvres qui lui fournissent des
services). Etant donné le cercle vicieux du lobbying (plus un lobby
gagne de l'argent et plus il achète le pouvoir, ce qui lui permet de
gagner plus d'argent,...), la mentalité de prédation va se répandre
dans toute la société et j'identifie cette mentalité avec le nihilisme
décrit par Nietzsche et Heidegger. C'est ce nihilisme qui se traduit
aujourd'hui par l'addiction, le narcissisme généralisé, l'anomie,
le global burn-out décrit par Chabot,... L'impossibilité d'évoluer vers une
société dans laquelle moins de gens travailleraient et où ils
travailleraient moins (société prévue par Keynes et tant d'autres
économistes) n'est ni technique ni économique (arnaque d'une dette
privée illégitime) mais elle est due à l'idéologie du travail décrite
par Jacques Ellul (qui montre son lien avec la technique) et André
Gorz. Il existe une solution, le revenu de base dont on peut
considérer qu'il existe déjà mais il existe aujourd'hui un revenu de
base oligarchique puisque les politiques keynésiennes de relance de la
demande se font par le biais des banques privées qui s'accaparent
l'essentiel de ces relances. Il faudrait une politique de relance de
la demande keynésienne démocratique en donnant directement l'argent au
peuple, ce qui en plus sera efficace pour l'économie puisque l'argent
sera réellement utilisé pour la consommation et non pas pour
l'entretien de bulles spéculatives. Cette analyse est partagée par
certains courants comme la critique de la valeur d'Anselm Jappe ou le
MAUSS d'Alain Caillé (qui me dit partager les grandes lignes mon
analyse malgré les défauts de rigueur de l'essai que je lui ai montré
et je pense que son manifeste convivialistet en dépit des défauts peut
constituer un début de concensus pour l'évolution nécessaire de la
pensée "de gauche") mais malheureusement la majorité des principaux
intellectuels médiatiques (Todd, Lordon, Jorion,...) ne partagent pas
trop cette analyse. Je les rejoins par contre quand ils disent comme
Todd que la dette est une dette privée illégitime et qu'il faut
retrouver la souveraineté monétaire parce qu'une mesure comme le
revenu de base doit s'accompagner de la souveraineté du pays ou de
l'ensemble de pays où cette mesure est appliquée. Il me semble que les
référendums populaires et la démocratie directe sont d'autres mesures
qui permettraient d'augmenter le niveau démocratique du pays.
L'économie est d'autant mieux préparée au revenu de base que le modèle
de l'open source avec internet pose les bases d'une économie
contributive complémentaire. Il me semble aussi que la France par son
histoire avec ses deux mythes fondateurs que sont la révolution
française inspirée par Rousseau (qui disait que les fruits de la Terre
appartiennent à tous les hommes (revenu de base) et qu'une démocratie
parlementaire était une contradiction (démocratie directe) et le mythe
de la résistance (aujourd'hui une résistance aux lobbys transnationaux
par le crédit public et d'autres mesures) possède un potentiel
d'évolution particulier. Mais le principal obstacle est l'idéologie du
travail qui mène chez les libéraux à la sanctification du self-made
man, du golden boy et de gordon geikho puisque malheureusement cette
idéologie du travail (comme l'ont remarqué Ellul, Kurz, Jappe,
Caillé,..) est aussi dans l'oeuvre de Marx et mène ainsi en régime
communiste à une autre variante à la fois du mythe du travailleur
(Stakhanov remplace Gordon Geiko) et à une autre variante de la
prédation (la prédation administrative et étatique remplace la
prédation bancaire). Mais comme la pensée d'opposition dominante
(Todd, Lordon, Jorion, Piketty,...) accepte l'idéologie du travail,
les choses ne changeront que lorsque des discours comme ceux de
mouvements tels que le MAUSS et la critique radicale de la valeur ou
de libres penseurs comme Jean Zin ou Yann Moulier Boutang auront une
plus grande visibilité. Honnêtement, je pense que tant que l'idéologie du
travail dominera la gauche et ne sera même pas débattue sérieusement
(et donc le revenu de base), les hommes vont continuer à se suicider
sur l'autel de cette idéologie sans que rien ne change et le front
national prendra le pouvoir devant le manque d'alternative. Je ne
cherche pas à être grandiloquent mais factuel. Encore une fois, mon
point de vue est que la domination idéologique de fait principalement
par l'idéologie du travail et il n'y a donc pas d'espoir attendre de
la part de ceux qui acceptent cette idéologie sans même la discuter.
Quant à la mondialisation, il faudrait là aussi commencer à se rendre
compte que même si on résolvait ce problème, cela n'arrangerait les
choses que très partiellement et pour une très courte période, la
preuve est donnée par la réindustrialisation aux USA qui ne crée pas
de travail puisque les êtres humains sont déjà remplacés par des
machines. En fait c'est même la Chine qui va le plus mal vivre
l'automatisation des prochaines années quand la robotisation
entrainera un chômage massif et il me semble comme Martin Ford et Erik
Brynjolfsson que les penseurs comme Todd qui n'abordent pas la
question technique (en restant au réflexe de l'argument des luddites)
sont dans un combat d'arrière-garde, aussi brillants qu'ils soient et
j'ai beaucoup d'admiration pour Todd comme pour tous ceux que j'ai
cité. A mon avis la lecture de Veblen, Ellul, Kurz, Jappe, Gorz,
Galbraith est salutaire aujourd'hui pour sortir du débat marxisme
orthodoxe-libéralisme mais étant donné le paysage intellectuel
dominant dans l'opposition, je n'ai aujourd'hui aucun espoir et la
colère populaire s'orientera vers le front national.
Pièces jointes
La société prédatrice.docx
la société de la prédation
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