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Le statut des intermittents du spectacle

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bjko
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Le statut des intermittents du spectacle

Messagepar bjko » jeu. 15 mars 2012, 15:45

Bonjour chers pirates,

Je suis adhérant au parti depuis le début de l'année, et la culture représente quelque chose de très important dans ma vie.
Mon parcours de musicien amateur m'a d'ailleurs amener à ce que je suis aujourd'hui : un salarié du spectacle.
Je dis "salarié" du spectacle car je n'ai pas encore le statut des intermittents.
Ce statut est très compliqué à appréhender, et difficile à avoir.
Malgré tout je suis bien renseigné sur le sujet grâce à mes collègues et à des personne spécialisées qui m'aident dans mon parcours.

Hier, j'étais justement à un entretient avec une conseillère pour intermittents du spectacle, et elle m'as dit que le statut est remis en cause, et il y a des chances (ou plutôt malchances) que le statut disparaisse après les élections. Or, pour quelqu'un qui travaille dans ce milieu, il est totalement impossible de vivre sans avoir ce statut (je m'expliquerais plus bas).
En effet, les politiques actuels n'ont pas vraiment conscience que sans intermittents, pas de spectacle. Et c'est d'ailleurs suite à une déclaration de Mitterrand que j'ai décider d'adhérer au parti, quand il à dit que le statut des intermittents se porte très bien, et que tout le monde en est content.

Je vais maintenant vous présenter brièvement ce statut et ce qu'il devient afin que ce soit plus clair pour les non-initiés à ce statut.
Tout d'abord, il faut savoir qu'un intermittent est embauché directement par l'organisateur de l'évènement. C'est à dire que si un CE fait un galas pour son entreprise, et qu'il fait venir un orchestre pour animer ce galas, les techniciens de l'orchestres sont embauchés par le président du CE en CDD (c'est un exemple que j'ai vécu personnellement). Le chef d'orchestre négocie donc les contrats avec le président du CE, et ce président paye le chef d'orchestre qui ensuite paye les techniciens (ou musiciens d'ailleurs).
Ces contrats CDD sont des contrats payés à l'heure pour les techniciens (6 ou 10h), et par cachets (de 6 ou 12h) pour les musiciens, même si le temps effectif de travail tend en général plus vers les 20h/30h de travail pour une soirée.
Maintenant, imaginez qu'un intermittent qui travaille pour une structure assez importante qui joue tout les samedi soir dans une salle différente, dans des villes différentes, et que pour jouer une soirée les techniciens sont occupés pendant 3 jours (souvent le trajet d'aller, le jour de la prestation, puis le départ le lendemain, avec le trajet du retour).
Si un intermittent travaille pour cette structure 4 samedi par mois, à raison de CDD déclarés 10h, il sera payer pour 40h de travail par mois.
C'est là que rentre en compte l'indemnisation des jours non-travaillés.
Le principe est bon, les jours non-travaillés sont payés, mais le problème c'est que les intermittents sont indemnisés par Pôle Emploi, et sont "officiellement" recensé comme étant des chômeurs. C'est assez absurde, même si 2 annexes du Pôle Emplois sont consacrés aux intermittents.
Jusqu'à il y a quelque temps, il fallait donc aller à Pôle Emploi en cas de problème dans un dossier. Maintenant, tout ce qui concerne les intermittents à été transféré dans un Pôle Emploi spectacle, à Nanterre. Donc maintenant, en cas de problème, pas moyen d'aller les voir pour régler le problème.

Voilà la situation actuelle du statut, et le pire, c'est que ce Pôle Emploi spectacle est occupé par des employés, formés pour travaillés à Pôle Emploi et ils sont donc incapables de s'occuper d'un dossier si "spécial". J'ai un exemple très précis puisque c'est arrivé à 2 collègues récemment.
Pour cela, il faut que je vous explique le moyen d'obtenir le statut, et comment le garder.
Tout d'abord, il faut avoir cumulé 507h de travail déclaré en CDD d'intermittence pendant une période de 10 mois, sans avoir travaillé autrement qu'en intermittence.
A partir de là, vous pouvez envoyer votre dossier au Pôle Emploi de Nanterre avec tout vos contrats de travail des 10 derniers mois, et si tout se passe bien, vous pouvez enfin prétendre à l'indemnisation (qui est déterminé suivant un calcul assez particulier prenant en compte le nombre d'heures déclarées, votre salaire brut, et d'autres paramètres).
A partir de là, vous devez impérativement continuer d'avoir vos 507h tout les 10 mois, sans quoi vous ne serez plus indemnisés pendant, les prochains 10 mois (si vous arrivez à refaire 507h).
Voilà maintenant l'exemple type dont j'ai parler plus haut.
Deux de mes collègues ont voulus actualiser leurs dossiers en envoyant leurs fiches de payes des 10 derniers mois, qui étaient complets et qui rassemblais plus de 507h chacun.
Seulement, quand ils ont demander leur dossier de renouvellement à Pôle Emploi, ceux-ci leurs ont envoyer un dossier avec une erreur dans l'objet du dossier.
Mes collègues ont remplis le dossier et envoyer leurs fiches de payes sans voir cette petite erreur dans l'objet du dossier (qui précisait quand même l'actualisation d'un dossier d'intermittent). Quelques temps après, ils ont reçu une lettre leur expliquant que leur dossier leur à été refusé suite à cette erreur dans l'objet (erreur qui à quand même été commise par leurs services). Ils ont donc perdu leur statut et leur source de revenu par la même occasion (dur quand on a 3 enfants).
Heureusement, grâce à des connaissances et un peu de pistonnage, tout est rentré dans l'ordre après plus de 2 mois d'attente, mais ils ont eu beaucoup de chance.

Je tient à préciser que mon discours vous donne peut-être l'impression qu'un intermittent ne travaille pas tant que ça, et qu'on demande toujours plus, mais je vous assure que j'ai fait une tournée l'été dernier, que je ne suis pas rentrer chez moi pendant 2 mois, que j'ai fréquenter uniquement mes collègues, que j'ai travailler 24h/24 durant toute cette tournée, pour en échange être payé l'équivalent d'un mois de salaire "normal" et avoir été déclaré environ 200h pour mon dossier et le tout dans des conditions physiques très très dures.
Mais j'aime mon métier, et c'est ma passion, et à cause d'un gouvernement aveugle, tout les intermittents de France risquent de perdre leur indemnisation et de ne plus pouvoir vivre de leur métier, car contrairement à ce que certain pensent, c'est un domaine de métier en constante évolution et on est en formation permanente.
Il est aussi temps qu'ils comprennent que si ce statut venait à ne plus exister, il deviendras très rare de voir des concerts, des spectacles, adieu, opéras, zénith, Olympia, discours de politiques, télévision, radio, ...


Le parti pirate a pour vocation d'aider la culture en France, c'est pourquoi je vous demande d'inclure dans le programme, une clause concernant les intermittents.

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Vincent Andrès
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Re: Le statut des intermittents du spectacle

Messagepar Vincent Andrès » jeu. 15 mars 2012, 16:55

"La main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit".
La culture payée par l'état, est donc d'abord et avant tout de la culture d'état
ou, plus soft, de la culture qui ne heurte pas trop l'état.
Le reste de la culture (il y en a un peu), se débrouille sans l'aide de l'état.

Quant aux statuts des intermittents, c'est une honte et un scandale hallucinant au détriment des autres cotisants
http://www.rdlf.fr/?Tres-tres-tres-Chers-Intermittents

Vivement qu'un gouvernement ait enfin le courage d'y mettre fin.

Le clientélisme dans son misérabilisme le plus invraisemblable.

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bjko
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Re: Le statut des intermittents du spectacle

Messagepar bjko » jeu. 15 mars 2012, 17:14

Tu as certainement raison, on ferais mieux de vivre sans indemnisation, on mérite pas d'être payés.
Et on pourrais quand même cotiser tient ça pourrais être sympas.

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pers
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Re: Le statut des intermittents du spectacle

Messagepar pers » jeu. 15 mars 2012, 17:32

Bonjour bjko,

il s'agit là d'un milieu que je connais très bien (j'y travaille), et de problèmes qui se présentent à moi tous les jours -- j'ai moi aussi refusé, jusqu'à présent, de solliciter le statut d'intermittent (c'est-à-dire que j'ai renoncé à toutes ces aides qui me sont pourtant nécessaires, mais qui s'accompagnent d'un statut obligatoire de "demandeur d'emploi", une nécessité de remplir des critères toujours plus arbitraires et fantaisistes, et autres inféodations et humiliations).

L'existence des intermittents du spectacle pose, à mon sens, DEUX problèmes (et pas plus).

Le premier est assez facile à éviter : c'est que beaucoup de grandes entreprises ou sociétés de production emploient en tant qu'intermittents tout un tas de gens qui ne devraient _pas_ avoir accès à ce statut : techniciens, administratifs, etc. C'est, pour ces sociétés, une façon bien commode de s'abstraire de quelques charges (et aussi, accessoirement, de ne pas respecter le Code du travail). Les gens ainsi employés sont les premières victimes (quoique consentantes) de ce système, puisque leur couverture sociale est très médiocre (sans même parler de leur salaire, même si les crétins mal informés sont persuadés qu'ils roulent sur l'or). Alors certes, il y a des situations où cela poserait un problème de les employer à l'année (festivals, etc.) ; je ne suis pas sûr que ce soit un argument recevable.

Le second est que le système des intermittents permet l'exploitation des interprètes eux-même : il encourage les compagnies et les structures (même subventionnées) à ne _jamais_ payer les répétitions (y compris lorsqu'elles durent deux ou trois mois), sous prétexte que, merde hein, vous avez déjà les assedic et on vous fait l'honneur de vous laisser monter sur scène, faites pas chier. C'est un SCANDALE absolu et il faut le dénoncer -- mais là encore il ne s'agit pas des _intermittents_ eux-même qui s'engraissent, mais des ruffians qui se font du blé sur leur dos et sur le dos de la société.

J'ai deux-trois autres critiques à émettre sur le fonctionnement de la culture en France (le fonctionnement des Maisons des artistes, la façon dont sont versées les aides à la création, le manque d'un circuit de mécénat autre qu'entrepreneurial...) mais en gros le problème est toujours l'absence d'une politique culturelle DIGNE de ce nom (et partant, le budget qui va avec), ce qui laisse la porte ouverte à la censure, l'arbitraire et la privatisation.
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bjko
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Re: Le statut des intermittents du spectacle

Messagepar bjko » jeu. 15 mars 2012, 17:38

Je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis, c'est d'ailleurs pour ça que j'aimerais que le PP soit un parti qui soutienne les intermittents et qui puisse amener des solutions à ces problèmes, plutôt que de s'abstenir sur le sujet (ce que font quasiment tout les autres partis).

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Re: Le statut des intermittents du spectacle

Messagepar raukoras » jeu. 15 mars 2012, 17:38

Le parti pirate a pour vocation d'aider la culture en France, c'est pourquoi je vous demande d'inclure dans le programme, une clause concernant les intermittents.


Hop, application du principe d'égalité.
Même régime que tout le monde !

Plus sérieusement, les rapports de la Cour des Comptes me paraissent une bonne ligne à suivre ( http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/ ... ctacle.pdf )

Les malheurs avec Pole Emploi

C'est bien connu, l'Etat fonctionne malgré son Administration.
Et cette histoire est looooin de ce qui se passe avec les URSSAF ( qui font saisir des comptes bancaires alors que l'erreur vient d'eux ).

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deaf
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Re: Le statut des intermittents du spectacle

Messagepar deaf » jeu. 15 mars 2012, 20:59

Perso, je suis intermittent depuis environ 4 ans. Je ne suis plus indemnisé depuis quelques mois n'ayant pas fait mes heures pour différentes raisons.

Je suis assez d'accord pour dire que bien des aspects du système sont abusés. Notamment le fait qu'il n'y a pas vraiment de plafond, et je ne pense pas vraiment que quelqu'un qui gagne 5000€ par mois ait besoin d'être indemnisé ceux où il ne bosse pas.

Comme l'indique pers, il y a aussi les entreprises qui en abusent et qui embauchent des intermittents qui devraient être en cdi. Ce qu'on appele les "permittents". Je bosse dans une boite où certains font (ou faisaient) presque 1500 heures par périodes de 10 mois...

Je ne sais pas vraiment ce qu'il faut faire concrêtement de ce statut. Si nous passons au régime général, je connais énormément de gens qui seront dans une merde noire.

perreinj
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Re: Le statut des intermittents du spectacle

Messagepar perreinj » jeu. 15 mars 2012, 20:59

bah le PP a un programme qui met en avant la culture, donc il faudrait voir pour faire quelque-chose de clair et constructif sur le sujet...
après faudrait aussi qu'il améliore la paperasse au pôle emploi ...car c'est vraiment le culte du papier la...

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pers
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Re: Le statut des intermittents du spectacle

Messagepar pers » jeu. 15 mars 2012, 21:29

Pour rester sur le volet culturel, je propose depuis 4-5 au PP l'instauration d'un système qui reviendrait à ce que les professions scéniques et artistiques puissent être systématiquement _salariées_, soit par une structure de type compagnie (autrefois il existait dans chaque ville une troupe de théâtre, voire de danse, et un orchestre), soit par l'État. Ce ne serait guère plus cher que ce qui existe déjà (parce qu'un comédien dont les répétitions ne sont pas payées autrement que par les assedic, ce n'est pas autre chose), mais ça aurait l'avantage d'être clair et de ne plus devoir passer par cette connerie de "demandeur d'emploi".

La contrepartie, évidemment, serait que les professions artistiques étant salariées, leurs revenus ne seraient plus directement liés aux ventes de spectacles ou de produits culturels (en clair, l'État prendrait tout et on oublie le système des royalties, sauf éventuellement une petite "commission" en sus du salaire qui pourrait être rapportée à la racine cubique du volume des ventes, suivant le système proposé par Richard Stallman). Ce qui permettrait également de régler son compte une bonne fois pour toute au mythe selon lequel les "droits d'auteurs" sont ce qui permet aux auteurs et interprètes de vivre (ce qui est évidemment faux).

C'est ce que j'entendais plus haut par "une politique culturelle digne de ce nom". J'ajouterais deux choses, pour répondre aux crétins qui ne manqueront pas de crier à l'instauration d'une "culture d'État" comme sous Jdanov : tout d'abord, je ne pense pas qu'un artiste inféodé au "Marché" ou à un entrepreneur quel qu'il soit, est plus libre qu'un artiste inféodé à son gouvernement ; ensuite, ce n'est pas parce que l'État prend en charge le _salaire_ d'un artiste que cela lui donne un droit de regard sur sa _production_ artistique (personne de décent ne le soutiendrait, il n'y a que les capitalistes sans cervelle à la Ph. Val pour penser de la sorte).
En particulier, je suis pour la suppression des "commissions de professionnalité" [sic!] et autres insanités du même acabit qui prétendent séparer, selon des critères évidemment arbitraires (comment pourrait-il en être autrement) les soi-disant «artistes professionnels» de ceux qui ne le sont pas.
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Re: Le statut des intermittents du spectacle

Messagepar deaf » jeu. 15 mars 2012, 21:33

perreinj a écrit :après faudrait aussi qu'il améliore la paperasse au pôle emploi ...car c'est vraiment le culte du papier la...


Le problème de la paperasse, c'est surtout que nous n'avons pas de formulaire spécifique et que tous les 10 mois nous remplissons le formulaire de demande ARE standard qui ne correspond pas du tout à ce dont nous avons besoin. Sinon ce n'est pas énormément de papier : formulaire + fiches assedic.

Le soucis c'est que très très peu d'employers de Pole emploi connaissent le sujet et qu'il est donc très difficile d'avoir des informations. Quand il y a un problème avec notre dossier, cela peut durer des mois et des mois comme l'indique bjko, car il est pratiquement impossible de contacter les antennes qui les traitent (pas de téléphone, pas ouvertes au public).

En fait quand on discute avec d'autres intermittents, on se rend compte que personne ne comprend réellement la marche à suivre et donc procède de façon différente. J'en connais même qui ne renvoient jamais de formulaire ni de fiches assedic mais qui sont recalculé quand même tous les 10 mois.
Et je ne parle même pas des congés spectacles qui restent un mystère complet. Je sais juste qu'ils me donnent des sous de temps en temps.

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Vincent Andrès
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Re: Le statut des intermittents du spectacle

Messagepar Vincent Andrès » jeu. 15 mars 2012, 22:03

pers a écrit :C'est ce que j'entendais plus haut par "une politique culturelle digne de ce nom". J'ajouterais deux choses, pour répondre aux crétins qui ne manqueront pas de crier à l'instauration d'une "culture d'État" comme sous Jdanov : tout d'abord, je ne pense pas qu'un artiste inféodé au "Marché" ou à un entrepreneur quel qu'il soit, est plus libre qu'un artiste inféodé à son gouvernement ; ensuite, ce n'est pas parce que l'État prend en charge le _salaire_ d'un artiste que cela lui donne un droit de regard sur sa _production_ artistique (personne de décent ne le soutiendrait)


Je soutiens que les artistes d'état, payés par l'état, véhiculent des valeurs étatistes.
Le post initial en est une illustration caricaturale.
Après, je voudrais surtout pas sortir certains crétins de leur déni de réalité.

Un artiste salarié fonctionnarisé est aussi libre vis à vis de son patron que n'importe quel autre salarié.
Va dire à ton patron des choses qu'il ne faut pas, et on en reparlera.

PS: quand je dis l'état, c'est au sens large d'appareil étatique.
Les conseils généraux qui distribuent, ou pas, des subventions aux innombrables assocs culturelles, sont évidemment visés.
Dans ma région, PACA, c'est M. Guérini qui s'occupe entre autres de ça. Des dizaines de millions. Mais, faut ce qui faut, hein !
Un homme irréprochable, à qui il ne prendrait pas l'idée d'utiliser certaines assocs culturelles comme des lessiveuses à subventions.
Quand on pense que la mafia en est encore à passer par des pizzerias bidons ! quels attardés !

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bjko
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Re: Le statut des intermittents du spectacle

Messagepar bjko » jeu. 15 mars 2012, 23:50

deaf : C'est précisément cette incompréhension générale que je trouve aberrante.
J'ai même un collègue qui soupçonne Pôle Emploi de créer cette incompréhension pour rebuter les futurs intermittents (je pense pas qu'on en soit là quand même).

J'ai pas assez d'expérience dans l'intermittence pour proposer des solutions mais la première chose qui m'as choquer, c'est de devoir m'inscrire en tant que demandeur d'emploi au Pôle Emploi.
Là j'en suis à faire tout les entretient mensuels à me taper 40 bornes, pour voir un conseillé qui me dit "En effet, si vous voulez être intermittent je peux pas vous aider, à dans un mois".


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